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X..., jardinier, plaie inconnue

Incubation : néant.

Durée de la maladie : quinze jours.

Le traitement à été appliqué le septième jour de la maladie. La quantité de chloral a été de 9 à 10 grammes par jour. Mort.

Observation XI (PERSONNELLE. — Sur le chloral)

Le ? janvier 1888, le nommé B. L., de Lourmarin (Vaucluse), âgé de 18 ans, agriculteur, d’une santé excellente, d'un tempérament lymphatico-nerveux, chargeait une charrette. Par un faux mouvement, il se laissa pincer la main entre la roue et un pan de mur, il se fit une blessure à la région hypothénar de la main gauche.

La plaie fut pansée sur le coup par un lavage antiseptique avee solution phéniquée à 5 pour 100, et il fut fait après un pansement antiseptique.

10 janvier. — Huit jours après, le 10 janvier, B.... constate de la roideur à la nuque avec un commencement de contracture à la mâchoire, des douleurs assez vives dans la région thoracique sans rien de particulier de ce côté.

Appelé à le voir ce même jour, nous constatons les troubles ci-dessus, la mâchoire s’ouvrait encore à 1 centimètre, la tête

LAC ER était ramenée en arrière, le malade portait sur sa figure le rire sardonique. Des désordres paraissant consister en des convulsions passagères, plutôt qu’en des contractures, se manifestent dans les membres supérieurs et inférieurs.

a) Raclage de la plaie sans excision et lavement antiseptique à l’iodoforme.

b) Introduction immédiate d’un coin de bois entre les ceux maxillaires.

c) Administration de 6 grammes de chloral en potion en vingt-quatre heures.

d) Administration par cuillerées à café chaque deux heures d'une solution morphinée (dont, chlorhydrate de morphine, : 5 centigrammes ; eau, 100 grammes), Régime : bouillon, quinquina.

11 janvier. — Le lendemain aucune amélioration, les contractures sont nettement établies aux membres supérieurs et inférieurs. Les paroxysmes amènent nettement le tronc en arrière. Le coin en bois maintient parfaitement l'écartement des mâchoires.

Même traitement, mêmes doses. Soins rigoureux.

12. — Agoravation. Contractures énergiques s’irradiant par tout le corps, les paroxysmes sont plus fréquents et de plus forte durée, le malade est absolument tendu.

Il existe un commencement de spasme œsophagien, le malade avale avec une très grande difficulté.

En l’état, le chloral est porté d'emblée à 12 grammes par jour, la solution morphinée est continuée, le malade prend potion (5 centigrammes morphine, dans eau 90) en vingt-quatre heures.

13. — Légère amélioration dans l’état du malade, le spasme œsophagien paraît diminué, le malade paraît mieux avaler, les paroxysmes paraissent moins fréquents, les contractures sont à peu près les mêmes que la veille.

Le traitement est continué aux mêmes doses. Régime : bouillon, vin de quinquina.

14, 15, 16. — Période que nous appellerons stationnaire. Les paroxysmes varient peu au point de vue de leur fréquence, le malade est toujours fortement contracturé, toutefois le Spasme œsophagien a de la tendance à décroitre.

17. — Une consultation demandée la veille amène les conclusions suivantes :

Chances de guérison pour le malade, état subaigu de la ma= ladie ; continuation du traitement avec diminution dans les doses de chloral, en présence de la faiblesse de constitution du sujet.

18. — Le traitement, qui avait porté à 8 grammes le chloral, donne les résultats suivants :

Contractures fortement accentuées, paroxysmes tels que nous les avions le troisième jour de la maladie.

Dysphagie. — Le malade découragé refuse toute alimentation, il continue d’avaler, quoique très difficilement, ses doses de chloral.

En l'état, retour de la médication instituée avant la consultation ; c'est-à-dire 12 grammes chloral, cinq centigrammes de chlorhydrate de morphine : ces deux médicaments dans deux potions différentes prises en vingt-quatré heures. = 19 — Amélioration manifeste, le malade reprend confiance et s’alimente de nouveau.

20, 21, 22 — L'amélioration s’accentue chaque jour, le malade se distend insensiblement, les paroxysmes diminuent. Bouillon, jus de viande, quinquina.

Le chloral et la morphine sont continués.

24, 25. — Détente dans les muscle spinaux.

26. — Le malade se courbe en avant, accuse très peu de douleur le long du rachis.

Re r

Le chloral, qui avait été continué jusqu’à ce jour, de 12gr.,.

est porté à 8 grammes. La solution morphinée est donnée

en 2 centigr. en vingt-quatre heures.

97, 98, 29. — Amélioration soutenue, les mâchoires seules

gagnent difficilementquelques centimètres et sont les dernières à se distendre.

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