‹ Considérations nouvelles sur l'anesthésie obstétricaleChapitre 8 sur 12 · CONSIDÉRATIONS NOUVELLES, ETC · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS NOUVELLES, ETC

faire dès les premiers jours, et même elle n'a pu se présenter comme je crois devoir la donner aujourd'hui, qu'après avoir reflété l'état des connaissances physiologiques actuellement acquises en anesthésie, telles qu'elles nous ont été successivement données par la science ou nous ont été graduellement suggérées par la pratique journalière des faits. C'est pour cette raison qu'il peut se faire qu'un phénomène d'anesthésie noté il y a vingt ans ou il y a dix ans n'ait reçu son interprétation que longtemps après sa production, que tout récemment peut-être, et qu'il n'est pas sans exemple qu'une seule observation ait pu résumer en elle tous les éléments restés épars et obscurs dans vingt autres observations. 11 en a été ainsi, par exemple, pour le fait qui m'a le mieux permis de constater les effets de l'hyperémiation cérébrale. C'est ainsi que l'interruption des phénomènes d'anesthésie, sans décroissance des doses de l'agent chloroformiqiie, a pu maintes fois se manifester et maintes fois produire la dissociation des éléments de la sensibilité et leur inversion sans que j'eusse, quant à moi, songé à tirer de ces incidents une loi pratique appli- ! cable aux accouchements naturels. C'est la lecture j des travaux de Bouisson, de Maurice Perrin et de j L. Lallemand qui m'a mis sur cette voie. J'avais j souvent observé pendant la seconde période du tra- j vail, la singulière rétrogression de Tanesthésie sans j songer à l'expliquer par cette cause, qui me paraît 1

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