Embryon âgé, vu du côlé droit
Lellres communes :
A, Anus.— gA, Glande anale. — B, Bouche. — C, Coquille. — Es, Eslomac. — F, Foie. — M, Muscle. — of, Olocysle. — P, Pied. — r{, Rein larvaire. —
V, Voile.
proprement dite et si le complexe anal n’a pas pu prendre cette position par un tout aulre procédé.
Supposons, en effet, que Doris est un animal qui a toujours
eu un æsophage non tordu et qui, ni à l'état larvaire, nl à l’état adulte ne subit la torsion proprement dite. I n’y aura plus de détorsion à invoquer pour expliquer son organisalion symétrique el il suffira d'expliquer pourquoi l'anus est dorsal chez l'adulte.
On pourrait imaginer, par exemple, que l'anus, chez la jeune larve, s'est progressivement déplacé, sur la ligne médiane, vers la partie inférieure de l'animal et qu'il à été amené ainsi dorsalement, dans la position figurée dans la larve âgée (fig. 14) où il occupe une posilion si caractéristique.
Cela pourrait très bien se produire sans que lanimal ait eu à subir une torsion quelconque, ni du système nerveux, ni de l'æsophage.
Si les choses se passaient ainsi, comme on peut le constater pour le Pélécypode, ce serait vraiment trop simple et des auteurs habiles et aussi compétents, au lieu de bâtir la théorie un peu étrange de la torsion et de la détorsion, auraieut, du premier coup d'œil, constaté le phénomène.
En réalité, la supposition que je viens de faire n'est pas complètement exacte et le résultat a élé oblenu par des procédés, appropriés à la forme larvaire gastéropode, différents de ceux employés pour la forme larvaire pélécypode.
J'espère le démontrer dans les chapitres suivants.
En attendant, je constate que l'étude comparative du Parmophore et de Doris, malgré la différence frappante dans les détails de l’organisalion, ne nous montre au point de vue du plan général de symétrie, que deux différences profondes :
40 Torsion de la partie œæsophagienne du corps chez le ’armophore adulle; pas de torsion de la région æsophagienne chez Doris adulte : |
20 Malgré la position de l'anus dans les deux types, sur la ligne médio-dorsale, direclion inverse de l'anus, orienté : en haut chez le Parmophore, en bas, chez Doris.
Cette deuxième différence disparait si l’on compare direcle-
BouTAx. G
EN EEE
ment la larve âgée de Doris avec le Parmophore (fig. 14).
I ne reste plus dès lors que la première différence essentielle : Torsion de la partie moyenne du corps chez le Parmophore, absence de cette torsion chez Doris.
Laissant de côté toute théorie et analysant seulement les faits, Je constate que la comparaison du Parmophore et de Doris adultes nous montre :
19 Que ces deux types portent la trace d'une torsion autour de l'axe longitudinal du corps, dans la région abdominale, torsion qui se traduit extérieurement par.la position de l'anus sur la ligne médio-dorsale ;
20 Que le Parmophore seul porte la trace d’une torsion autour de l’axe longitudinal dans la région moyenne du corps.
En résumé, tandis que chez le Parmophore l'étude de l'adulte nous montre /a torsion proprement dite, de la portion ; œsophagienne du tube digestif, qui malgré la régularisation chez l'adulte, a laissé une empreinte visible dans l’organisation interne ; chez Doris, l'étude de l'adulte, avec l'absence de toute torsion de la méme portion du tube digestif, nous incite à rechercher si l'anus à pu devenir dorsal sans torsion proprement dite, c'est-à-dire sans torsion portant sur la région æsophagienne.