‹ Considérations Particulières et Relations pratiques sur les Accidents VitulairesChapitre 17 sur 18 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Sans vouloir rien ajouter à tout ce qui a été décrit sur la fièvre vitulaire, j’ai relaté quelques par-

ticularités d'ordre pratique, à savoir :

1° Les nombreuses causes prédisposantes, notamment l’alimentation, les perturbations morales et les

rétentions prolongées du fœtus ou du placenta.

2° Les formes bien distinctes de la même affection frappant les parturiantes selon l'intensité de l'attaque et les organes atteints :

a) forme bénigne ;

b) forme paraplégique ou myasthénique ;

c) forme comateuse ;

d) forme éclamptique.

A signaler le port de l’encolure, décrivant un S caractéristique dans la forme paraplégique.

3° Le diagnostic facile, en se basant sur les symptômes de chacune des formes décrites, malgré les symptômes communs à d’autres affections.

4° Le traitement, à condition d’être appliqué à temps et énergiquement, rend l'affection, jadis très grave, fort bénigne,

On a exagéré les précautions à prendre quant à l'injection d'air dans la mamelle. L'ampoule filtrant l’air, de l'appareil d'Evers, n’est pas indispensable. La stérilisation du tube trayeur et la désinfection des trayons me paraissent les seules précautions nécessaires pour éviter les complications de mammitte. A l’aide de la soufflerie munie du tube trayeur on arrive rapidement à la réplétion et la distension complète de la glande mammaire; laquelle insuffisamment gonflée amène quelquefois des rechutes graves ou des guérisons plus ou moins éloignées (paraplégies de plusieurs jours).

La ligature des trayons pendant cinq à six heures est indispensable (en employant un large ruban) pour maintenir une compression des vaisseaux et du parenchyme glandulaire, de façon à enrayer l’élaboration des substances toxiques, et permettre à la réaction leucocytaire de se produire (M. Delmer) (.

5° J'ai voulu attirer l'attention sur les rechutes successives dans la fièvre vitulaire qui n’ont pas été beaucoup décrites. Rechutes qui sont souvent rebelles à plusieurs interventions, du fait qu'elles permettent à des localisations de se manifester sur-

tout sur les centres nerveux.

(1) M. DELMER. Semaine Vétérinaire 1908

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