‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 12 sur 133 · I. Leinarchand, Campagne des Anglais en Afghanistan · texte numérisé non relu

I. Leinarchand, Campagne des Anglais en Afghanistan

Le matériel de campement à emporter fut réduit aux proportions suivantes :

1 oflicier général avait droit à 200 livres (la livre vaul 45 i gr.) ;

1 chef de corps ou de service avait droit à 150 livres ;

Les autres officiers européens avaient droit à 80 livres ffar oflicier ;

Les officiers natifs à 40 livres ;

1 compagnie indigène, de 75 hommes, avait droit à 2 tentes ;

22 soldats anglais, avaient droit à 1 tente.

Le chiffre des tentes d’ambulance fut calculé à raison de 10 malades pour 100 de l’effectif; chacune de ces tentes recevait 8 malades européens ou 12 malades indigènes. Il y avait, en outre, 1 brancard (genre Dhoolie), pour 10 hommes. Chaque brancard avait 0 porteurs.

Enfin, on accordait 1 tente pour le mess, par 8 officiers, et 1 tente par 50 followers (suivants d’armée).-

I officier monté européen avait droit à 2 domestiques par cheval en plus de son ordonnance.

Les ofûciers européens non montés avaient droit à 4 domestiques pour 3 officiers, en plus de l’ordonnance.

1 officier indigène avait droit à 1 domestique.

I compagnie des troupes anglaises avait droit à 4 cuisiniers et 2 porteurs d’eau, avec 1 bœuf.

1 compagnie indigène avait droit à 2 cuisiniers, 1 porteur et ! bœuf.

L'entrée en campagne eut lieu inopinément, il fallut partir précipitamment de Peshawar et Jamrood, pour pousser une pointe sur Ali-Musjid. Faute de mulets, on dut employer des bœufs au transport des vivres ; mais l'allure lente de ces animaux ne leur permet pas de suivre, eu pays de montagne, des troupes qui font des marches forcées.

Les troupes manquèrent de vivres.

Ces premières difficultés résultaient de ce qu’il n'y a pas en permanence, dans l'Inde, un matériel de transport et des animaux de bât toujours prêts à être mobilisés.

Les régiments des corps frontières du Pundjab, eurent beaucoup moins à souffrir que les autres, car. constamment, ils ont chacun 40 mulets et 55 chameaux, avec dés conducteurs exercés ; ils sont en outre pourvus de petites caisses à munitions toujours remplies, et de cantines avec trois jours de vivres, toujours au complet. Ils purent se mettre en marche aussitôt après en avoir reçu l'ordre.

Mais le commissariat, qui n'avait qu'un personnel très restreint, n’en fut prévenu qu e 24 heures à l'avance ; il lui fallut déployer une incroyable activité pour réunir trois jours de vivres pour les quatre brigades de l'armée.

Faute d’ordres donnés en temps opportun, le service de santé n’avait pas pu rassembler les médicaments et les objets de pansement indispensables, « on fut obligé d’envoyer au feu tels régiments dont les médecins n’avaient même pas de charpie pour panser les blessures 1 ».

Le matériel manquait pour organiser les hôpitaux de campagne. Le service des transports ne disposait que de cinq officiers inexpérimentés.

Les vêtements de laine et de drap faisaient défaut, certains régiments natifs n'avaient que leur tenue d'été. On télégraphia en Angleterre pour en faire envoyer.

t^es conséquences de dette pénurie, se firent bientôt sentir. L’état sanitaire devint peu satisfaisant.

Au moment où un camp fut installé à Dhaha. la ri lié brigade eut 40 hommes;» l'hôpital, et les régiments natifs, décimés par la pneumonie, avaient 50 ou HO hommes, par régiment, malades hospitalisés.

AQuettali, par 5.510 pieds d'altitude, l'armée est éprou-

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