‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 49 sur 133 · AU CONVOI · texte numérisé non relu

AU CONVOI

POIDS de l’uni é.

| Infanterie. ||

|sous-officiers. |

Artillerie.

Indigènes

haoussas

ARTILLEIUE.

kil.

Trousse garnie

2 jours de vivres

1 iivret individuel

En

» I 1 ustensile de

moyenne

s 1 campement ou

1 kil.

1 1 outil portatif ..

par

•= ) t brosse à fusil.. ,

homme.

' Z 1 1 boite à graisse.

l kil.

£ [ l seau en toile..

1 sac distribution'

par escouade

I moulin à café par

section /

Totaux du paquetage porté au convoi :

Soldats européens, 15 k.

S . - officiers, i 1 k. 080.

Artillerie, 15 k.

lf)4 L’EXPÉDITION DE MADAGASCAR

Conserv.es bœuf 0 300

Lard salé 0 225

Légumes desséchés 0 03G

Riz 0 036

Haricots secs 0 OGO

Sucre 0

Café U 040

Thé 0 0015

Sel 0 022

Bois à brûler i 163

Vinaigre 0 lit. 008

Huile d’olive 0 k. 00G

Tafia Olit. 00G

Vin de campagne 0 300

(Une ration supplémentaire de 3 grammes de thé e de 12 centilitres de tafia dut être délivrée aux troupes en marche lorsque les circonstances ne permirent pas de délivrer la ration de vin.)

Jialionnaires indigènes.

Riz ' 0 k. G23

ou Biscuit D 330

Viande fraîche 0 373

Conserves de bœuf O 300

Sucre O 20

Café 0 20

Sel • O 022

Parleurs i ndigènrs.

Sel O 022

Par les mesures qui viennent d'être énoncées, le colonel Dodds mettait enfin en pratique, dans la conduite des

expéditions françaises, ce principe salutaire qui veut que l'Européen n’ait à porter qu’un minimum de charge dans les pays chauds.

Pour la première fois on voit affecter au transport d'une partie des bagages des soldats un certain nombre de porteurs.

La consommation des boissons alcooliques fut réglementée par un ordre contenant d’autres prescriptions hygiéniques, sur lequel nous aurons à revenir.

Service de santé. Personnel. — Avant que l’expédition fût décidée il y avait au Dahomey 3 médecins et 1 pharmacien, un hôpital d’une salle à Porto-Novo et un petit hôpital dans une baraque Dœcker à Cotonou. Après que l'expédition fut résolue on envoya avec les premières troupes 3 autres médecins et 1 pharmacien. Pendant les opérations le chiffre total des médecins ou pharmaciens •fut de 21 officiers répartis entre les corps de troupes, les ambulances, hôpitaux à terre ou hôpitaux flottants. Le personnel infirmier comprenait 18 Européens et (i indigènes, auxquels vinrent s’ajouter des auxiliaires pris dans les différents corps.

Organisation du service. — Le corps expéditionnaire avait été partagé en trois groupes de combattants ; un quatrième groupe comprenait tous les non-combattants.

La colonne ainsi formée devait suivre l’Ouémé qui devait servir de ligne de ravitaillement et d’évacuation. Dans ces conditions le service médical fut organisé en trois échelons :

1er échelon : pestes de secours attachés à chaque groupe avec un médecin à chaque groupe (à l’exception du second qui en avait deux) ;

2e échelon : hôpital de Porto-Novo, relié au lpp échelon par la tloti lie de l'Ouémé ;

3P échelon : le transport-hôpital Mytlw (mouillé en

rade de Cotonou depuis son arrivée au Dahomey le 23 août) et les paquebots aiïrétés, reliés au 2e échelon par l’hôpital de Cotonou.

Le poste de secours de chaque groupe comprenait 1 (ou deux) médecins, 2 infirmiers eûropéens, 3 infirmiers indigènes recrutés parmi les tirailleurs indigènes dressés pour la circonstance, 19 porteurs de matériel, et 50 porteurs de hamacs ou brancards.

Le matériel était représenté par une paire de cantines médicales (modèle de l’armée de terre) n°s i et 2.

Leur poids total était de 120 kilos, et il fallait huit porteurs pour leur service. Ces cantines, faites pour être chargées sur des mulets, sont trop lourdes pour être utilisées dans les expéditions où l’on emploiedes porteurs.

Les paniers du nouveau modèle (.1892) eussent été plus appropriés aux besoins. Chaque poste de secours possédait un filtre Chamberland de 25 bougies. Ces filtres, * du poids de 72 kilos, étaient trop lourds et furent bientôt hors d’usage. Ils n’ont rendu de bons services que dans les hôpitaux fixes. Des abris transportables avaient été attribués à chaque poste de secours et à l'ambulance. Ces abris, en toile à voile, avaient été construits à Porlo- Novo avec des bois très légers, et étaient formés d un certain nombre de fermes réunies par des bambous (ou des nervures de feuilles de palmier) horizontaux, au nombre de 5 par travée, le tout assemblé au moyen de chevilles de bois dur '. La couverture se composait de toiles de tentes sur lesquelles on dispose des feuillages ; 1 abri est fermé sur les côtés avec des feuilles de palmier. Chaque Iravée pouvait servir pour deux hommes. On pouvait construire à la suite les unes des autres, autant de travées qu’il était nécessaire.

I. Voir, pour la description de ces abris, le rapport du D1 Haugéfp. 43 Arch. mcd. nav., t. LXL).

Le poids d’un abri pour 12 hommes était de 50 kilos ; on le partageait en deux faisceaux.

« Chaque groupe reçut des abris pour 8 hommes, l’ambulance pour 42 malades ou blessls.

Au départ de la colonne, on n'avait pas encore reçu l'ambulance n° 3, attendue d’Algérie, et la tente qu’elle comporte : on acheta au commerce des pièces d’étolïes pour remplacer les toiles de tentes qui faisaient défaut.

Les récipients et les caisses nécessaires pour le matériel de l’ambulance faisaient aussi défaut. On prit pour construire des cantines, des caisses de gin, et on découpa des appareils de chirurgie dans des caisses de zinc. L’arsenal de chirurgie fut d’abord formé avec l’appareil chirurgical de l’hùpital de Porto-Novo.

Des pilules de quinine préparées à l’avance, lurent logées en llacons pour être distribuées chaque matin.

La composition dès cantines médicales fut modifiée suivant les nécessités nouvelles créées par la pathologie du pays.

Les Européens avaient des pansements individuels ; pour les indigènes on fil des petites caisses contenant 4 kilos de charpie, 20 bandes, 30 pansements individuels; il y avait en outre un sac d'ambulance des modèles des .compagnies de débarquement.

Le matériel de cuisine fut acheté sur place.

Les moyens de transport des divers échelons étaient représentés :

1° Par des porteurs indigènes munis de hamacs, de brancards ou de civières ;

2° Par des pirogues et les canonnières de la flottille sur le lleuve, par les embarcations du Mi/llm en rade de Cotonou.

On fit construire sur place en juin et juillet 1 10 hamacs qu'on jugeait suffisants tout d’abord pour tous les be-

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soins du service. On reçut plus lard 18 brancards modèle de l’armée de terre); à ces 150 hamacs oubrancards on fut obligé, en raison du nombre considérable d* blessés, d’ajouter des hamacs de fortune. Il fallait deux ou quatre porteurs suivant le type de ces appareils. Les Dahoméens portent sur la tôle.

Il fallut improviser, au-dessus des cadres, des abris contre le soleil et la pluie.

L’ambulance reçut 50 hamacs et 190 porteurs. Elle avait en outre des médicaments et vivres de réserve destinés à alimenter les autres groupes. Elle avait aussi un filtre Chamberland du système O. André.

Elle avait 2 médecins, 4 infirmiers, 1 interprète.

Il y avait : 1 médecin sur la canonnière Corail ;

4 médecins ou pharmaciens attachés à l'hôpital principal de Porto-Novo ;

3 médecins ou pharmaciens attaché à l’hôpital de Cotonou;

4 médecins ou pharmaciens à bord du Mylho.

Enfin 2 médecins étaient en réserve pour convoyer les blessés ou malades rapatriés sur les affrétés.

Tout ce travail préparatoire fut effectué en juin et juillet ; les médicaments étaient déjà arrivés, et avaient été envoyés en grande abondance.

Dans ces préparatifs on remarquera qu'il est laissé beaucoup à l’improvisation, parce que les envois de France étaient incomplets. Mais il est à noter aussi que ces préparatifs purent être achevés avant le commencement des hostilités, grâce à la présence sur les lieux, du commandant en chef et de ses chefs île service, qui avaient devancé l’arrivée des troupes.

L’hôpital de Porto-Novo fut agrandi de plusieurs locaux d’-école, de baraques Espilalier ; il pouvait contenir 88 lits et 220 taras, soit 308 places.

Celui de Cotonou contenait 140 lits et 50 taras, soit 190 places.

hnlin le Mytho avait 200 couchettes.

Il y avait ainsi 700 places disponibles pour les malades sur l’arrière de la colonne.

Un ordre du commandant en chef réglait les évacuations sur l'arrière. Il y était dit que pendant la durée des opérations tous les militaires indigènes et les Européens blessés seraient dirigés sur Porto-Novo ; les Européens fiévreux seraient autant que possible dirigés sur Cotonou, et de là sur le Mytho.

Les évacués devaient, en règle, être transportés sur les canonnières et navires par les soins du bord, ou à défaut sur des pirogues, et dans ce cas ils recevraient des vivres avant la mise en route.

Toutes ces mesures étaient complétées par des prescriptions hygiéniques indiquant les règles à suivre pour le netloy&S® des locaux d habitation, des latrines; les soins de propreté des hommes, les heures de marche et de service ; le choix de l’eau potable, la distribution de l’alcool, etc.

Nous les reproduisons en note, car elles sont empreintes de beaucoup de sagesse et d’expérience, et peuvent fournir des renseignements utiles1. Pendant ce temps les

"*• Prescriptions hygiéniques. — Ordre général 27.

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