Hymne de Dirgalamas
Malebranchc dit que nous voyons toutes choses en Dieu , saint Paul que nous avons en Dieu l’être, le mouvement et la vie. L’Indou est un poëte métaphysicien qui dans les Védas est encore plus poëte tjue métaphysicien. Mais qu’elles sont admirables ses pénétrantes intuitions qui devancent les temps! D’après les Védas, le corps se dissout, sa forme disparaît, le feu du regard retourne au soleil, le souille aux vents, les membres à la terre. Il existe néanmoins dans l’homme une partie immortelle: a c’est elle, 6 Agni, qu’il faut échauffer de tes rayons, enflammer de tes feux. O Iâlavêdas, dans le corps glorieux formé par toi, transporte-la au monde des pieux 4. »
— Le corps à la matière, l’esprit à l’esprit.
« O affermis en nous l’ùme qui fait la vie... Assure-nous la vue du soleil !...
« O loi qui conduis l’esprit, mets en nous l’œil, le souille vital, le sentiment du plaisir. Que nous voyions longtemps le lever du soleil! » s’écrient les Gopayanas après la résurrection de leur frère par Agni qui donne la vie.
Le désir personnifie tout, il est le dieu immanent à l’homme, et duquel sont nés tous les dieux. Cependant les dieux, dans le Véda, ne paraissent point sous forme corporelle; « nul n’a vu le corps immortel des dieux. Ces êtres invisibles ont une forme glorieuse (divvavapus) qui n’est saisissable que pour la pensée 2. »
Il y a là une sorte de noli me tangere de la pudeur religieuse. Les Aryas craignaient-ils de voir leurs dieux diminuer s’ils les eussent contemplés avec les yeux du