‹ Considérations sur 255 éclats intraoculaires extraits à l'Electro-aimant géantChapitre 14 sur 36 · III. Dans le cristallin · texte numérisé non relu

III. Dans le cristallin

Ceux-ci sont assez fréquents, et il semble que le cristallin puisse être considéré comme une des régions les plus tolérantes de l’œil pour les fragments métalliques. Mais cela n’empêche pas que l’on doit toujours redouter les complications graves que sont la cataracte traumatique et l’opacification par la si-

dérose.

OBSERVATION III (N° 186 du registre)

Blessure de guerre ; extraction d’un éclat d’obus au bout de 5 mois. Poids impondérable.

F. R., blessé en août 1917 à Verdun. Le 10 janvier 1918, corps étranger perçu, fixé dans le cristallin. Kératotomie, iridectomie, extraction du corps étranger à laimant,

OBSERVATION IV (N° 139 du registre) Blessure de guerre; extraction d’un éclat d’obus au bout de

5 mois; impondérable.

B. A., le 15 juillet 1916, reçoit un éclat d’obus dans ©. D.

qui est d’abord toléré.

Le 16 décembre 1916, il arrive à la clinique souffrant beau-

coup. Corps étranger vu piqué dans le cristallin. Œil irrité, vision nulle. Kératotomie, iridectomie, extraction à l’aimant.

OBSERVATION V (N° 182 du registre) Blessure de guerre; extraction d’un éclat d’obus au bout de 27 mois.

S.. M., blessé le 25 septembre, 1915. Extraction d’un petit éclat intracristallinien le 20 novembre 1917.

Dans d’autre cas, la tolérance peut être beaucoup plus longue. Archer, signale, en effet, dans le journal Lancet (Mars, 1897), un corps étrangers métallique toléré pendant 16 ans, dans un cristallin resté

transparant.

B. — CoRPS ÉTRANGERS MAGNÉTIQUES DE L'HÉMISPHÈRE POSTÉRIEUR

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