IV. Dans la rétine
La tolérance peut être remarquable. L’enkystement du corps étranger semble devoir y être facile et le réveil de l’irritation ne pourra se produire que sous l'influence d’un traumatisme qui mobilisera l'éclat, ou de la sidérose.
OBSERVATION VIII (Professeur ROLLET) Eclat de fer de 3 milligrammes, toléré 17 ans.
P... J., blessé en mars 1908 à l'O. G. Cécité complète. L’œil est conservé.
En 1924, traumatisme qui rend l’œil douloureux pendant 2 mois. Amélioration, guérison.
(1) Gruzon, in thèse Lyon, 1920,
En août 1925, spontanément, troubles fonctionnels intenses, ophtalmie sympathique. Application de l’électro-aimant interrompue par un court-circuit. Enucléation. A l’autopsie: corps étranger de la rétine fortement adhérent.
Les observations d’éclats magnétiques tolérés par les milieux de l’œil, que nous avons pu recueillir dans les archives de la Clinique Ophtalmologique de Lyon, sont donc très rares — 6 cas sur 305. Cela montre bien que la tolérance vraie peut être considérée comme une exception dans les suites des blessures oculaires par les éclats magnétiques. Lorsque, en effet, ii y a eu pénétration d’un corps étranger dans le globe, l’extraction a été très souvent commandée par des réactions retardées qui n’ont pas laisser la tolérance vraie s'installer et presque toujoürs cette extraction tardive a donné des résultats fonctionnels médiocres.