C. — Pons
Les éclats de guerre ont un poids moyen de 10 milligrammes ; à signaler, dans cette catégorie, la rareté
ie
des poids inférieurs à 1 milligramme et la fréquence des poids forts. Le plus petit poids constaté est 0 milligramme 475 et le plus fort 695 milligrammes.
Les éclats industriels ont un poids moyen de 3 à 4 milligrammes; les poids inférieurs à 1 milligramme sont fréquents dans cette catégorie (12 %); les poids forts sont assez rares. Le plus petit poids observé est 0 milligramme 21; le plus fort, 843 milligrammes. A signaler un éclat de 0 milligramme 04, pesé à la balance de Külhmann.
III. — Les facteurs de tolérance d’un éclat magnétique dans les milieux oculaires sont multiples ; — la forme, les dimensions, le poids auxquels s'ajoutent la localisation (mieux toléré dans la rétine et le cristallin que dans le corps ciliaire dont les mouvements sont incessants), l’asepsie, la composition chimique (sidérose due aux sels de fer, suppurations dues au cuivre et au nickel, irritation par l’acier au phos-
phore).
IV. — Les résultats fonctionnels des extractions des éclats intraoculaires sont les suivants :
Pour les éclats de guerre: visions normales, 8 %; — satisfaisantes, 13 %; — utiles 18 %; — nulles 42 % ; —— énucléations 20 %.
Pour les éclats industriels : visions normales, 17 % ; __ satisfaisantes, 30 % ; — utiles 42 % ; — nulles, 3 %:; — énucléations, 8 %.
Les résultats fonctionnels sont nettement meilleurs
LE ya
dans les interventions précoces que dans les extrac-
tions tardives. E
V. — L’extraction des petits éclats donne de meilleurs résultats que celle des gros. Toutefois, elle est d'autant plus laborieuse que l’éclat est plus petit, et dans ce cas, un électro-aimant très puissant est indis-
pensable.
L'ATTS LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE Doyen, ROLLET.
JEAN LEPINE.
Vu et permis d'imprimer : Lyon, le 26 Janvier 1926.