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est terminée par une platine large de 12 millimètres, qui peut être mobilisée au moyen d'une vis filetée, lorsque l'appareil donne des erreurs consécutives à l'usure des surfaces de contact de ses branches.
La technique de la mesure des corps impondérables est très simplifiée avec ce micromètre, car il suffit de Jes déposer sur la platine sans plus s’inquiéter de la possibilité de mobilisation intempestive de l’appareil, et sans risquer de les perdre dans ce cas là. Sa précision est telle que nous avons pu apprécier très exactement des dimensions de l’ordre de quelques centièmes de millimètre telles que : l'épaisseur d’une feuille de papier à cigarettes : 2 centièmes de millimètre ; d’une feuille de papier à lettre : 5 centièmes de millimètre; d’un timbre-poste français : 7 centièmes de millimètre; d’un billet de 10 francs: 8 centièmes, de millimètre; d’un papier à emballage: 10 centièmes de millimètre; d’une carte-lettre : 33 centièmes de millimètre.….
Nous avons pu mesurer avec cet instrument à 1/100 de millimètre près tous les corps étrangers dont la plus grande dimension n’excédait pas 10 millimètres et c'était la très grosse majorité. Pour les autres, l’étude de la forme seule pouvait être suffisamment précise pour permettre d’en dégager les caractères essen- . tiels, nous avons cru néanmoins devoir les mesurer à l'aide du compas d’épaisseur, dit pied à coulisse. Il était évidemment inutile de rechercher une approximation relative des mensurations supérieure à celle que peut donner cet instrument — 1/20 de millimètre — pour des éclats très volumineux, et les mesures ob-
tenues ainsi suffisaient amplement aux besoins de notre statistique. =
Nous avons mesuré les trois dimensions des éclats que nous avons examinée, toutes les fois que nous avons eu affaire à des corps se rapprochant des formes géométriques communes; pour les autres, qui étaient surtout des éclats dus à des projectiles de guerre, nous nous sommes proposé d'obtenir des mensurations aussi précises que possible de l'épaisseur maxima et de la longueur maxima, c’est-à-dire, que nous. avons mesuré la longueur du rectangle capable d’inscrire l’éclat dans sa dimension maxima, et la dimension maxima dans le sens de l'épaisseur de léclat dans un plan perpendiculaire à celui dans lequel nous avions mesuré sa plus grande longueur. Ce qui nous a donné la longueur et l'épaisseur.
Pour compléter cette étude des caractères physiques des éclats magnétiques, nous devons nous occuper aussi de leur poids — les pesées en ont été faites dans le service au fur et à mesure des extractions. Nous les publierons au chapitre des mesures et poids à la fin de cet ouvrage, mais nous en étudierons, auparavant, les résultats d'ensemble dans le paragraphe de ce chapitre consacré à la discussion des mensurations.
Les 255 éclats que nous avons examiné seront répartis en deux grandes catégories : 108 éclats dus à des projectiles de guerre et qui ont été extraits dans le service de M. le Professeur Rollet pendant la période qui va de 1914 à 1919, et 147 éclats d’origine industrielle. Nous nous occuperons séparément des