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96 éclats
(Reproduction agrandie de 3/2)
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sont aussi moins massifs et ont généralement une faible épaisseur pour une longueur considérable. Notre statistique nous révèle que 13 de ces éclats de grenade — soit la moitié — ont moins de 1 millimètre d’épaisseur, et que, d'autre part, 5 d’entre eux -— soit près du quart — ont plus de 5 millimètres dans leur plus grande dimension. Leur aspect le plus fréquent est celui d’une lame d'épaisseur variable, et de forme triangulaire, quadrangulaire, pentagonale même. Assez souvent anfractueux, ils ont des bords minces, tranchants ou finement déchiquetés. On ne relève pas, pour les éclats de grenade, d'aussi considérables variations de dimension que pour les éclats d’obus. Voici, en effet, les mesures et les poids du plus petit et du plus gros.
1° Plus petit :
Corps pyramidal très aplati, à base triangulaire ir-
régulière :
HIQUIÉMP PR RME RME Ans O0 m/m 81 PAPE TEN AN ANT orne Rd 1 m/m 07 ÉONSUONE DR Ne 1 m/m 59 Poids ..........:............ 3 mgr.
2° Plus volumineux :
Corps lamellaire allongé; bords épais :
SDAESCUT 0. sen cotes 0 m/m 87 PARTÉMRE ne Jueqivasme Pise TOUT 74 Éongueur” »:..:: CRAN ER Feu ELA EL 09
POS UN M enrenbimen ess 161 megr.
M fee
Les FRAGMENTS D’ENVELOPPE DE BALLE sont au nombre de 6, soit 5,5 %.
Ils sont produits par les débris de la balle allemande. L'on sait que cette balle est formée d’un noyau de plomb enfermé dans une chemise (alliage fer-cuivre). Lorsqu’en pleine vitesse elle heurte un corps dur sa chemise éclate et le plomb est projeté de toute part. Cet éclatement nous explique pourquoi nous observons des fragments minces qui présentent les aspects les plus compliqués et les plus irréguliers qu’il soit possible d'imaginer. S'ils sont produits par l’enveloppe elle-même, ils n’ont qu’une très faible épaisseur pour une grande longueur, comme le démontre l’examen des mesures de l’un de ces éclats :
Epaisseur RAR CR FA 0 m/m 43 Largeur Es ES es 5 m/m 82 MLONbUEUT EE AL PERS 11 m/m 69 POIdS ER RP RARE ee 125 mgr.
Si, au contraire, ils proviennent du culot de la balle, ils sont massifs et courts :
Fragment de culot de balle :
Epaisseur: 0 ne M Re LE 3 m/m 64 LADSEUT LE IS RSA LS 4 m/m 19 LONGUEUR TARN NRC RER 5 m/m 75 ROÏGS + 2e RUE an 140 mgr.
Nous avons donné plus haut les dimensions du plus volumineux de ces éclats (Cf. avant dernière observation), voici maintenant celles du plus petit :
ar pe
Epaisseur RE ER Hate tte lum/m: 27 ADR: Luis Enr 1 m/m 75 Lodeueur SE et 10-04 t Mme 3 m/m 38 LUS CO CES 2 ER PRES HET LS 13 mgr.
Tous ces éclats d’enveloppe de balles, absolument informes, à bords très minces et très tranchants, sont puissamment armés pour provoquer de graves lésions oculaires. Ce sont les plus informes et les plus déchiquetés des éclats de guerre.
Les ÉCLATS DE BOMBE sont au nombre de 3, soit 2,8 %. .
Ce sont des fragments métalliques de volume moyen faible, assez massifs : tous ont des bords dentelés et des faces granuleuses ; ils se différencient difficilement des éclats d’obus; un examen attentif et minutieux peut cependant permettre de leur découvrir des formes en partie plus géométriques. Voici les mesures des extrêmes.
1° Plus petit :
LDAISSEUE MS: l'OMS ETC 200 0 m/m 47 RATER SORTIES 0'm/m 66 ÉONAUEUÉ MIE MERE USE, 1 m/m 54 ROSE PR REA ne 3 mgr.
2° Plus volumineux :
ÉDASSOHEN ES CP MUR 9 m/m 74 TATGUR 2 iurouis 2 m/m 62 POMRUEUTI Re tee cac 2 m/m 83
PORN in hr NC Te 18 mpgr.
Enfin, nous avons pu examiner un ÉCLAT DE CRA- . POUILLOT qui a les mêmes apparences qu’un éclat de grenade, — un FRAGMENT DE BALLE EXPLOSIVE et un FRAGMENT DE TORPILLE qui n’ont absolument aucune forme caractéristique et ne méritent d’être signalés que pour leur rareté dans la collection des éclats magnétiques intraoculaires extraits à l’électro-aimant géant.
b) Leurs dimensions.
Nous avons mesuré les éclats de guerre et nous nous sommes surtout attaché à préciser les dimensions minima et maxima qui nous serviront seules dans l’édification de la comparaison des deux catégories d’éclats. Nous avons aussi mesuré la largeur mais nous n’en tiendrons pas compte dans cette partie de notre travail, car elle ne saurait fournir que des résultats de valeur très relative, les formes de ces éclats étant assez complexes pour rendre très difficile l’appréciation de la région qui conviendrait le mieux à la mensuration de cette dimension. Nous sommes persuadé en effet que plusieurs mesures effectuées par plusieurs personnes différentes donneraient des résultats assez variables; dans ces conditions, nous préfèrerons suivre la règle de conduite que nous nous sommes fixé au début de ce chapitre: éliminer avant tout les erreurs d'interprétation, — et ne publier les mesures de la largeur que dans les observations individuelles qui terminent ce travail,
DS ee
En tenant compte uniquement de lÉPAISSEUR, les éclats de guerre se répartissent ainsi :
Jusqu'à CARS ER En 2 soit 1,9 % er DR OO SRE 17 soit 15,7 % —- ORAN TL ELLE" 18 soit 16,7 % — FO à VA re MR rs ACIER 21 soit 19,4 % — LOS EE AE 28 soit 25,8 % — D VA 11 Re Mc ET PR TO 12 soit 11,1 % — Es DA 16 V0 5 € NS Dee SORT A 6 soit 5,6 %
Au-dessus de 3 m/m » ............ 4 soit 3,8 %
La lecture de ce tableau suggère plusieurs remarques :
1° Les éclats de guerre de faible épaisseur — 0 millimètre 50 au maximum — sont les moins nombreux: 17,6 % de l’ensemble.
2° Les éclats d'épaisseur moyenne forment, par contre, la grosse majorité, si nous entendons par éclats d’épaisseur moyenne ceux qui ont plus de 0 millimètre 50 et moins de 1 millimètre 50 dans leurs dimensions minima : 61,9 %.
3° Les éclats de forte épaisseur viennent ensuite avec un pourcentage assez important, près du quart, exactement 20,5 % : ce sont ceux qui ont plus de 1 millimètre 50 dans cette dimension.
Si nous classons maintenant les éclats de guerre
suivant la LONGUEUR, nous obtenons:
Jusqu'à FR C0 PA 31 Le NE SE 3 soit 28 % > DT 01 ON CORRE 31 soit 29,1 %
Rens
Jusqu’à SU/M D PALETTE ES 24 soit 21,6 % — ANT O M MARMAEEE M 18 soit 16,6 % en Mi UE Po 12 soit 11,2 % — DE à VA 2 PNR AR GE 15 soit 14 % — LOMANT PERTE 2'sôit. 19 %
Au-dessus de 10:m/me SU S SSO 12877000
Et nous voyons que :
1° Les éclats de guerre de faible longueur — jusqu'à 1 millimètre — sont très rares, 2,8 %.
2° Les éclats de longueur moyenne — jusqu'à 3 millimètres — forment la majorité, 50,7 %. |
3° Les éclats de grande longueur — jusqu'à 7 millimètres 5 — sont très fréquents, 41,8 24 et presque aussi nombreux que les éclats de la série précédente.
4° Enfin, les très grands éclats de longueur exagérée — au-dessus de 7 millimètres 5 — sont relativement rares; de même que les éclats géants de plus de 10 millimètres de longueur qui sont d’ailleurs comptés dans cette dernière catégorie.
C) Leurs poids.
Pour étudier facilement les poids des éclats magnétiques de guerre, nous suivrons la même méthode que pour l'étude de leurs dimensions. Si nous obtenons des résultats de pourcentage un peu différents de ceux obtenus lors des études qui ont déjà été faites à la clinique sur cette question, c’est que nous n’avons pu examiner que 108 de ces éclats alors que ces études antérieures portaient sur 120 observations.
Les éclats de guerre répartis d’après leurs poids se répartissent ainsi :
Jusqu'à TU RU 3 soit environ 2,5 % = MORE 7 soit environ 6,4 % — + MEr.T. : 7 soit environ 6,4 % — DIET ER 13 soit environ 11,9 % — AUDE, Le 19 soit environ LAS — POP AON EE 21 soit environ 19,1 % — 0 mMET.- . 5 soit environ 4,5 % = Amgr 8 soit environ 7,3 % — NÉMEr ee 4 soit environ 8,6 % — 60 mgr. : 22. 5 soit environ 4,5 % :
— 100/mae res es 5 soit environ 4,5 % — AO RER CS 7 soit environ 6,4 VAR re SOU T AE E ce soit environ 2,5 %
mi C0
Au-dessus de 300 mgr. ..... soit environ 0,9 %
De l’examen de ce tableau, nous pourons tirer les conclusions suivantes :
1° Les éclats dits impondérables — moins de 1 milligramme — sont peu fréquents, 25 %.
2° La très grande majorité a des poids moyens de 1 à 20 milligrammes : 60 % des éclats entrent dans cette catégorie. Il semble, par ailleurs, que le poids moyen des éclats de guerre doive être de l’ordre de 10 MILLIGRAMMES, la moitié pesant moins de 10 milligrammes et l’autre moitié pesant plus.
3° L’échelle des poids courants est très étendue (limite extrême: 100 milligrammes) et offre une proportion élevée de poids considérables — au-dessus de 20
milligrammes — 28 %..
rt
4 Les poids très élevés — au-dessus de 60 milligrammes — atteignent une proportion de 10 %.
Si nous considérons, d’autre part, les poids moyens des éclats de guerre suivant la nature du projectile qui les a produits, nous voyons que :
Les éclats d’obus ont un poids moyen normal, identique à celui de l’ensemble : 10 milligrammes.
Les éclats de grenade ont un poids moyen bien supérieur à celui des éclats d’obus : 25 milligrammes.
Les éclats de bombe, crapouillots, ont, au contraire, des poids moyens faibles — 2 à 5 milligrammes.
Enfin, nous constatons que les éclats géants sont des éclats d’obus, en général; quelques-un cependant sont des fragments de balle allemande.