‹ Considérations sur l'alimentation de l'enfant après la naissanceChapitre 7 sur 9 · à .20 mois · texte numérisé non relu

à .20 mois

, 1 à 2-mois.

S à 6 mois. [

.Se, —

Canines.

,25 à:26 mois.

; 2 à 3 mois.

3 à 5 mois.

Dernières molaires.

vers 30 mois.

2,à3 mois.

Quoique les temps d’arrêt qui séparent l’éruption des divers groupes de dents présentent d’assez nombreuses variations, il est cependant bien démontré que celui qui précède l’apparition de la première canine est ordinairement fort étendu, ainsi que celui qui suit la sortie de la dernière canine.

Il est d'observation que les accidents de la dentition sont d autant plus à craindre qu’on approche de l’évolution des canines. Cela tient peut-etre à la longueur de leurs racines, ou peut-être à ce que ces dents sont obligées de se faire jour entre deux autres déjà développées et très-rappro chées, à cause du peu de développement des mâphoires à cette époque. La sortie des dernières molaires est presque toujoilrs exempte de dangers et n’inspire aucune crainte.

A moins de circonstances, particulières, tous les médecins conseillent de ne supprimer l’allaitement qu’après la sortie des canines, sans trop s’inquiéter de l’âge de l’enfânt. Si des motifs sérieux obligent à conseiller le sevrage avant l’évolution des seize premières dents caduques, il faudra prolonger l’allaitement jusqu’à la sortie complète d’un., groupe de dents et profiter du temps d’arrêt qui la suit.

Tous les moments de l’année ne sont pas également favorables au succès du sevrage; il faut éviter autant que possible les saisons extrêmes, l’hiver et surtout l’été. A l’époque des grandes chaleurs, on sait que chez les enfants, le tube digestif est doué d’une grande susceptibilité, les accidents diarrhéiques sont alors très-fréquents et très-graves ; le choléra infantilis fait de nombreuses victimes, et il est à craindre que le changement de régime n’ait une influence fâcheuse et dev’enne cause provocatrice d’une maladie sérieuse.

Comme nous l’avons déjà dit ailleurs, il faut préparer de bonne heure l’estomac à supporter des aliments autres que le lait, afin qu’au moment du sevrage, l’enfant soit déjà familiarisé avec son régime nouveau. Ainsi dès lé sixième ou le septième mois, suivant les cas, on prescrira quelques cuillerées de matières féculentes, de bouillies, de potages légers, et on en augmentera le nombre à mesure que l’enfant se développera; peu à peuon en viendra à une nourriture plus substantielle, et lorsque la den-

tition est complète , le sevrage se fait sans secousse. A mesure que l’on approche de cette époque, on commence à diminuer le nombre des alactations, et on supprime d’abord celles qui avaient lieu pendant la nuit. Bientôt après“on sèvre l’enfant d’une manière complète; il vaut mieux le faire brusquement, car si on continue pendant quelque temps à donner le sein une ou deux fois pendant les vingt-quatre heures, le lait s’altère et peut devenir nuisible.

Au bout d’un temps souvent très-court, l’enfant accepte sans se plaindre la nourriture nouvelle, et ne recherche plus le sein de sa nourrice. Dans le cas où il s’obstine à vouloir le prendre, s’il n’est pas malade, il faut savoir lui résister, il ne tarde pas à céder. Quelquefois, pour l’en dégoûter, on est obligé de placer autour du mamelon certaines substances amères, telles que l’aloès, la gentiane, etc.

Après le sevrage, ie régime de l’enfant doit être composé d’aliments d’une digestion facile et suffisamment réparateurs. Comme l’accroissement du corps est alors très-actif, l’appétit est vif et se fait sentir fréquemment. L’enfant doit, non-seulement se nourrir et réparer les pertes journalières, mais il a besoin de se développer. Aussi consomme-t-il, proportionnellement à son volume, plus d’aliments que l’adulte et surtout que le vieillard. Il prend peu à la fois, mais comme l’assimilation se fait promptement, l’appétit demande bientôt à être satisfait de nouveau.

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