PRÉFACE. VU
juteurs, et là non plus il ne borna pas son ministère à parler aux oreilles ; mais sa vie de chaque instant parlait aux yeux de tous et leur retraçait fidèlement ce qu'il avait dit, non-seulement dans ses instructions aux frères, mais encore dans toutes celles qu'il publia en latin d'abord, puis dans sa langue maternelle. Dans cette foule d'ouvrages dus à sa plume, il pique encore plus la curiosité du lecteur qu'il ne la rassasie. C'est du moins le témoignage que lui ont rendu des hommes éminents, qui ont considéré ses œuvres comme ayant surpassé toutes celles qui avaient paru jusqu'alors. Il peut se faire que leur manière de voir à cet égard se soit sentie de l'amitié qu'ils avaient pour lui, et qui naturellement les portait à agrandir encore ce qui était déjà grand en lui-même. Quoi qu'il en soit, ce ne serait qu'une erreur d'appréciation qu'excuse suffisamment l'amitié. Nous consignons ici deux lettres qui, entre bien d'autres qu'on lui a écrites dans le même genre, feront connaître le concert