‹ Considérations sur l'histoire. Le monde antiqueChapitre 35 sur 156 · Kleuker^ ADhang · texte numérisé non relu

Kleuker^ ADhang

m CONSIDÉRATIONS SUR U’HISTOIRE.

reclion tient une |)lace importante ; nous la rencontrons dans leur livre sacré, en des parties il est vrai qui ne sont pas les plus anciennes du recueil, mais qui cependant y figurent traditionnellement et font autorité. De quelle façon l’accordaient-ils avec l'entrée immédiate des Ames dans le ciel ou dans l’enfer après la mort, c'est ce que nous laissons le soin d'expliquer à ceux d'entre les chrétiens qui nous proposent le même prolilème sans se mettre davantage en peine de le résoudre. Toujours est-il qu’à l’exemple des Égyptiens les Perses n’admettaient point de peines éternelles; leur enfer, séjour du prince des ténèbres, devait aussi finir avec celui-ci. L’invention des peines éternelles est une gloire qui revient au moyen âge et à nos théologiens modernes; s’il a souvent imaginé des dieux cruels, s’il est allé jusqu’à sacrifier à quelques-uns des hécatombes humaines, l’Orient n’a pas de Père céleste vouant à des tortures sans fin et sans mesure les quatrevingt-dix-neuf centièmes de ses enfants.

La religion, l’état social et politique d’un peuple changent avec ses idées, ils montent et déclinent avec lui, mais son caractère persiste ; où serait le peuple s’il disparaissait? Encore aujourd’hui, le Persan existe. Gomment peut-on être Persau, demandait le Parisien de Montesquieu : on peut l’être en l’étant. « Les Persans, dit un voyageur contemporain*, ont l’esprit très-vif, trèsanimé, et en même temps très-léger et d’une mohilité surprenante. Us abandonnènt une idée, une étude, une application quelconque avec une promptitude égale à celle qu’ils ont mise à se l’approprier. On a dil d’eux que

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