‹ Considérations sur l'histoire. Le monde antiqueChapitre 38 sur 156 · La p6che^ reine des froiu. Tient de Perse · texte numérisé non relu

La p6che^ reine des froiu. Tient de Perse

tane, Persépolisont effacé Babylone et Ninive, en même temps que l’ambition des conquêtes inhérente au régime despotique s’est surpassée dans les Xerxès et les Darius. Au temps de Darius, l’empire s’étendait des lies de la mer Égée jusqu’à THimalaya, de la Nubie jusqu’aux steppes de l’Iaxarte, et depuis Cyrus les Perses formèrent une aristocratie à l’encontre des autres peuples subjugués : ils s’étaient affranchis de tout impôt ainsi que leur sol, et la coutume exista de bonne heure que les rois en remettant le pied sur la terre de leur origine, au retour de quelque conquête nouvelle ou de quelque excursion à travers les pays conquis, distribuassent chaque fois des largesses à tous les habitants Les Juifs captifs sont restés éblouis de ces magnificences. Le livre d’Esther nous raconte le festin qu’Assuérus donna, dans la ville de Suze, à tout le peuple :

< La troisième année de son règne, il fit un festin... pour montrer les richesses de la gloire de son royaume.

c Les tapisseriesde blanc, devert et de pourpre tenaient avec des cordons de fin lin et d’écarlate à des anneaux d'argent et à des piliers de marbre ; les lits étaient d'or et d’argentsur un pavé de porphyre, de marbre, d’albâtre et de marbre tacheté.

« Et l’on donnait à boire en vaisselle d’or, qui était de diverses façons, et il y avait du vin royal en abondance, selon l’opulence du roi. »

L’énervement fatal devait sortir de ces somptuosités

(. Max Dancker.

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L’ORIENT

qui ne laissent plus rien à faire qu’à Jouir : dans ce bain de mollesse etde tièdes parfums l’dme se détend et s’enivre; Alexandre qui s’y plongea un instant faillit s’y perdre; l’Orient faillit conquérir son conquérant. Ses officiers résistaient moins bien aux doux enveloppements du luxe asiatique : « Ignorez-vous, leur dit un jour le fils de Phüippe, que le moyen de rendre nos victoires durables c’est de ne pas imiter les vaincus ? » Après les défaites de Darius, quand son vainqueur vit les bassins, les baignoires, les urnes, les boites à parfums, le tout d’or massif et d'un travail parfait ; quand il respira l’odeur délicieuse des aromates et des essences dont la chambre était embaumée; quand de là il fut passé dans la tente même et qu’il eut admiré son élévation et sa grandeur, la magnificence des lits et des tables, la somptuosité et la délicatesse du souper, il se tourna vers ses amis et proféra ces paroles : a Voilà ce qu’on appelait être roi *. » Les Perses, judicieux, sentaient eux-mêmes le danger, et par l’éducation tâchaient de réagir. Le satrape Tissapberne avait divers « paradis » près de ^Sardes, le plus beau orné d’eaux courantes et de prairies, d’endroits de repos et d’ombrages délicieux, paradis royal au plus haut degré, nous apprend Plutarque. Cyrus, frère d’Artaxerxès, fit lui-même les houneme de son parc à Lysandre, roi de Sparte. Tandis que le Grec admirait l’arrangement de tontes choses et respirait l’air embaumé de ce lieu de délices, Cyrus lui dit : J’ai tout disposé et mesuré moi-même, et j’ai planté de mes mains plus d’un arbre. Lysandre, d’un regard jeté sur les superbes vêtements, les bracelets et les

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