‹ Considérations sur l'histoire. Le monde antiqueChapitre 61 sur 156 · X. Henri Martin, Butoire de Franc · texte numérisé non relu

X. Henri Martin, Butoire de Franc

L'ORIENT

diversité était susceptible d’(}tre résolu par l’intelligence humaine , les métaphysiciens de l’iude n’auraient pas laissé à d’autres la tentation d’y revenir pour y échouer après eux en des edorts également vains, parfois également admirables. Reconnaissons doue encore ici, d’un même coup, rincompréheiisibilité in finie de l’infini ell’évidence de ses rapports avec le fini. Si l’Inde s’était bornée à reconnaître la présence de l’infini dans le fini, elle fût restée dans les bornes de la nature humaine et dans la réalité de la nature universelle : mais dans son ivresse métaphysique, elle a ell'acé le fini dans l’infini ; en procédant ainsi elle s’est elle-même, par delà l’intelligible et le réel, ensevelie vivante en Brahma, elle ne s’est plus étudiée qu’à n’êlre plus : elle est tombée dans le gouffre de sa propre pensée.

« L’homme sage renonce à la joie et dédaigne l’aflliction quand il a reconnu le Dieu... quand il a contracté une alliance intime avec cet être profondément caché, dilBcile à apercevoir, être qui a pénétré dans la nature où il demeure invisible, vieillard qui habite la caverne du cœur où il se tient mystérieusement debout dans l’ahîme * J»

« Lui, l’unique, le dominateur, l’esprit de tous les êtres, qui varie sa forme unique, les sages qui le contemplent fixé dans l’esprit, à ceux-là est )a félicité éternelle et non aux autres »

U Laissant à ses amis ses bonnes actions, à ses ennemis ses fautes, le Saunyasi, en se livrant à une méditation profonde, s’élève jusqu’à Brahma, qui existe de toute éternités

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