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Ces chiffres montrent que sur 473 élèves provenant de divers établissements secondaires de France, 69 seulement présentaient une bouche exempte de carie dentaire.
La plupart d’entre eux n'avaient jamais été l’objet de soins consciencieux et voici quelques renseignements qui nous ontété fournis sur la facon dont l'hygiène dentaire était comprise dans les établissements fréquentés par eux avant leur entrée à l’école.
Dans certains iycées, aucun dentiste n’est attaché à l'établissement et c’est le médecin qui procède lui-même aux soins qui se bornent aux extractions.
Dans quelques lycées, les enfants sont conduits, en
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cas d'urgence, chez un dentiste de la ville, qui ne procède qu'aux soins instantanés (extractions ou pansements).
En général, même dans les établissements auxquels un dentiste est attaché spécialement, ses soins sont facultatifs et les élèves n’y recourent qu’en cas d'urgence et les soins ne sont toujours que temporaires, étant donnés les intervalles éloignés entre chaque consultation ; ils ne sauraient donc constituer un traitement sérieux.
Enfin, nous avons pu constater qu'aucune surveillance n'était exercée sur les enfants au point de vue de la toilette dentaire qui est souvent fort négligée, faute de temps ou d'installation suffisante.
A l'étranger, on s’est préoccupé de cette grave question. Nous aurons l’occasion, au cours de cette étude, d'examiner les mesures prises en Angleterre, en Suède et en Russie. Mais avant d'exposer nos vues particulières sur l’organisation de l'hygiène dentaire dans l'enseisnement secondaire, nous voulons en montrer toute l'importance en insistant sur les dangers que présente la carie dentaire au point de vue de la santé générale, afin de souligner d’une façon indiscutable la nécessité qu'il y a pour les pouvoirs publics à se préoccuper de cette grave question, sur laquelle le D' Collard, en 1900, avait déjà appelé l'attention des hygiénistes.