‹ Considérations sur la Césarienne VaginaleChapitre 8 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La césarienne vaginale, pratiquée dès 1896 par Dührssen, a, depuis cette époque, connu des alternatives de vogue et d’abandon. Il semble qu’à l’heure actuelle,

beaucoup d’accoucheurs y aient renoncé ou la réser-

vent uniquement à certains cas d'exception.

Il nous a paru intéressant de compulser les observations de césariennes vaginales accumulées depuis de nombreuses années dans le service de notre maître le Professeur Jeannin qui est resté partisan de cette méthode, de voir qui, des détracteurs ou des enthousiastes de cetteintervention, étaient dans le vrai, de nous faire une opinion personnelle basée sur un grand nombre de cas et d’en tirer, si possible, quelques conclusions.

M. le Professeur Jeannin a bien voulu nous autoriser à rapporter ici des observations de son Service de la Pitié, c’est lui qui nous a inspiré cette thèse et nous savons trop tout ce que nous lui devons pour ne pas tenir, en terminant cette introduction, à le remercier pour tout ce qu’il a fait pour nous et à lui exprimer

toute notre respectueuse reconnaissance.

ba “césarienne vaginale est une intervention qui permet d’évacuer par voie basse én quelques minutes, ün utérus gravide alors que le col n’est pe encore effacé. et ÉrE | Sr se

‘Elle pourra die être ste dans deux circons- tances bien différentes ë |

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20 A terme.

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en ces circonstances, mais la facilité de l'intervention et re pronostic ne sont même pas à comparer.

Autant la césarienne vaginale avant terme est une é opération recommandable, excellente à “tous points de ie vue etf facile à à réaliser, autant cette césarienne à terme = est une intervention discutable que lon doit employer - prüdemment eo seulement dans des cas bien détermi- : nés, et dont Je pronostic est peu encourageant. | | Cependant. on aurait tort d’incriminer toujours la

césarienne vaginale; C'est un eu la arente pauvre des pe P P

1 presque > “regret. sont le plus souvent d’une NIUE

Non seulement les conditions anatomiques diffèrent

\ opérations obstétricales, les cas qu’on lui abandonne

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telle qu’on ne saurait vraiment lui en vouloir d’amé-

liorer si peu le pronostic.

C’est pourquoi nous restons néanmoins partisan de la césarienne vaginale.

Tout d’abord elle présente un gros avantage : sa rapidité; un deuxième avantage non négligeable, sa simplicité : son exécution n’exige pas un matériel aussi

compliqué que la césarienne abdominale, les instruments

nécessaires sont des instruments de pratique obstétri-

cale courante, elle peut être facilement pratiquée en ville. En outre, sa technique est des plus simple et sans aller jusqu'à dire comme Dührssen que « le premier médecin venu ayant une teinture chirurgicale, la pourra exécuter en ville avec l’aide d’une sage-femme », il faut reconnaître qu’elle reste d’une exécution facile pour un opérateur habitué, doué d'une certaime habileté et aidé d’un assistant entraîné à la chirurgie. Enfin son troisième avantage est d'éviter l'ouverture de la cavité péritonéale. :

De ces avantages, elle tire ses principales indications générales.

Indiquée s’il y à nécessité d’agir vite, si l'on préfère ou si les circonstances réclament la simplicité instru: mentale ou d'assistance, si l'opérateur juge dangereux l'ouverture de l'abdomen ou si la parturiente refuse l'intervention par voie haute. Car ainsi que nous le verrons, c’est surtout la voie haute qu'on peut opposer à la césarienne vaginale, les interventions rapides par

voie basse — les incisions profondes mises à part et

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dont les indications sont un peu particulières — consistant uniquement en dilatations brutales, dangereuses et inutiles, sont actuellement à peu près complètement abandonnées. Mais en regard de ces indications d’ordre général, 1l faut placer aussi toute une série de contreindications

Les obstacles prœvia irréductibles : bassins rétrécis, tumeurs, etc., constituent une contre-indication formelle.

L’infection, si elle est certaine, constitue un danger, mais peut n'être pas une contre-indication absolue, si l'intervention a r specté le péritoine, si l’on évite, même dans les cas douteux, de fermer l’espace intervésico-utérin.

L'état du segment inférieur et le volume de l’enfant, ou, plus exactement le rapport qui existera entre la circonférence de l’orifice créé, d’une part, et la circonférence de la présentation d'autre part, rapport qui

devra être au moins égal à l’unité. Ce rapport chez la femme avant terme, quel que soit l’état du segment inférieur, est, en règle générale, favorable. Au contraire, à terme, il est des plus importants à connaître. Si le segment inférieur est mal formé, si la brèche a été créée trop timidement, si le fœtus est enfin trop volumineux : excès de volume total ou partiel, le danger de rupture de l’utérus sera grand. Un examen clinique approfondi, la prudence au cours’de l'extraction, les embryotomies pourront éviter ce risque dans le dernier

cas, mais ce n’est que par la connaissance anatomo-

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