‹ Considérations sur la choréeChapitre 2 sur 18 · A MES ILLUSTRES MAITRES · texte numérisé non relu

A MES ILLUSTRES MAITRES

Hommage respectueux, et reconnaissance.

Jean OSTROWSKI , Joseph BAGIËINSKI, Antoine-Erazni lAZOWSKI, François SZEIECHOWSKI.

M. ZYROMSKI.

CONSIDÉMTIOIS

La médecine a un double but à atteindre :

Connaître et guérif (Hüfeland).

Il est, en médecine, des questions d’une grande importance qui ont partagé et qui partagent encore les hommes de la science et de l’art ; parmi elles se remarquent surtout celles qui se rapportent aux fonctions et à la pathologie du système nerveux Les ténèbres qui épaississaient naguère la physiologie et l’étude des maladies de ce vaste appareil, n’ont pas été de beaucoup entièrement dissipées par les recherches modernes, par les analogies tirées de l’anatomie comparée, par les expériences sur les animaux vivants, et par l’observation directe. Les travaux ont multiplié les contradictions, et les probabilités et le scepticisme étouffent quelques vérités utiles.

La preuve de ceci, vous la trouverez évidente dans les derniers concours de l’Académie royale de médecine. Une dotation spéciale est réservée, chaque année, au meilleur ouvrage sur le traitement et la guérison des maladies nerveuses ; l’honorable Société s’en est servi pour faire un appel aux travailleurs, afin de débrouiller le chaos qui régnait dans les opinions sur le siège, la nature et le traitement

de l’hypocondrie, de l’hystérie, sur l’influence de l’hérédité dans la production de la surexcitation nerveuse. Des hommes considérables sont descendus dans la lice, armés d’érudition, de science, d’expérience personnelle ; nous connaissons leurs ouvrages patiemment élaborés ; et, nous devons le dire, le chaos règne encore. Chacun émet une opinion différente qu’il soutient avec ardeur ; et ils se font réciproquement leur procès en forme : tôt capita, tôt sensus. La vérité est partout, ce qui signifie qu’elle n’est nulle part, au moins entière. Tous invoquent la puissance des faits, et ils arrivent aux conséquences les plus disparates. La médecine est-elle donc une science chimérique? Loin de ma pensée un pareil blasphème! La médecine appuyée sur l’observation rigoureuse des faits et sur leur juste appréciation , est une science réelle, la plus noble de toutes les sciences; elle est aussi un art, mais un art long et difficile, tandis que la vie est courte. Ce n’est pas la faute des hommes si certaines questions semblent réfractaires à leurs efforts.

La chorée est au nombre de ces maladies nerveuses si embrouillées. Au premier abord, je croyais avoir peu de chose à faire; mais j’ai bientôt connu les difficultés effrayantes d’un pareil sujet pris un peu de champ. La peine ne m'était rien; mais mes désirs et la bonne volonté ne suffisant pas, j’ai dû restreindre mon travail, et me contenter d’une assimilation et d’une appréciation. Puisse-t-il, tel qu’il est, mériter l’indulgent de mes juges et Maîtres !

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