Le matin T
L’œdème conjonctival s’est accru. Il reste pâle, la paupière inférieure paraît tuméfiée.
Le soir T. 40°6. P. 198. Le facies est toujours très altéré, les dents sont fuligineuses, la langue sèche, les narines pulvérulentes.
L’auscultation ne révèle pourtant rien de nouveau qui soit appréciable, soit du côté des poumons, soit du côté du cœur.
25. — Matin. T. 3704. Les phénomènes de la veille se sont calmés, la deuxième partie de la nuit a été assez calme. Facies plus reposé. Surdité assez marquée, attribuée au sulfate de quinine pris depuis à jours à la dose de 4 gr. 20 et dont l’administration est cessée.
Du côté de l’œil gauche, le chémosis s’est fortement accru, chémosis déjà assez rouge. Il déborde nettement la fente palpébrale et et empiète irrégulièrement sur la cornée. Celle-ci est devenue trouble, opaque, infiltrée. Il n’existe pas d’hypopyon. Le globe oculaire parait avoir conservé ses dimensions et sa tension normales. Les mouvements s’exécutent mais plus limités, paresseux. Les paupières, la supérieure surtout, participent à la tuméfaction. La vision des objets a baissé beaucoup. La malade ne distingue plus les objets, ne compte plus les doigts.
La rétine reste cependant encore sensible, quoique très peu à la lumière.
Tous ces phénomènes pathologiques restent d’une indolence absolue.
Le soir tous ces signes persistent. La paupière supérieure est très œdématiée, l'œil est saillant en avant, exophthalmique.
26. — Le soir du 26 la malade a encore, mais très affaiblie, la perception des impressions lumineuses.
La tuméfaction persistante des paupières avec chémosis et protusion du globe oculaire contrastent avec l’émaciation de la face de la malade et donnent au visage un aspect singulier.
La cornée est toujours opaque, sa surface dépolie. Pas d’hypopyon. Pas de phénomènes douloureux.
27. — Les signes oculaires précédents restent les mêmes. Le chémosis un peu plus rouge, la paupière supérieure plus tuméfiée, lui-
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sante. L’œil est devenu complètement insensible aux impressions lumineuses. ,
Depuis le début de ces accidents comme dans la suite, le traitement local institué a été le suivant : à l’aide d'eau boriquée saturée stérilisée, dont on imprègne des tampons d’ouate aseptique qu'on exprime au niveau du grand angle de l'œil, on pratique de fréquentes irrigations. Dans l'intervalle, l'œil est abrité contre les poussières de l'air, à l’aide de compresses fines stérilisées, imprégnées de la même solution et maintenues à l’aide d’une fronde.