‹ Considérations sur la faune pélagique du golfe de MarseilleChapitre 10 sur 54 · HE · texte numérisé non relu

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Les individus femelles du Xantho rivulosus, Risso, ont été recueillies le 18 juin, dans l’anse de la Fausse-Monnaie, sur des pierres retirées de 3 à 4 brasses.

Les œufs, portés parles individus tenus dans des vases depuis cette époque, ont commencé à éclore le 23 juin, à 9 heures du soir. À onze heures, les larves fourmillaient dans les vases. Elles nageaïent avec rapidité et se précipitaient en foule vers la paroi du vase, dès que j’approchais la lumière dont je me servais. Je pouvais ainsi leur faire parcourir toute la circonférence du vase. Cette observation est à rapprocher de celles que j’ai faites sur les diverses larves du golfe de Marseille qui, pour la plupart, se portent vers la lumière (1).

Les larves sont colorées en brun rouge. Leur longueur mesure à peine 1 millimètre. La carapace est très globuleuse et porte en avant une forte épine, à la base et de chaque côté de laquelle se trouvent deux longues antennes inarticulées et dentées, de même longueur que l’épine antérieure. Il existe deux autres antennes supérieures, courtes et larges. La carapace présente en outre une forte épine sur le dos, en avant de son bord postérieur et deux autres épines courtes et latérales. :

Le cœur (poche pulsatile) se trouve à la base de l’épine courbe postérieure dirigée en arrière ; il est volumineux.

L’abdomen est constamment replié, de sorte que la queue est dans le voisinage de la tête. L'animal dirige alors son extrémité pourvue de poils dentés vers les mâchoires qui s’agitent sans cesse. Le mouvement que la larve effectue très souvent, ressemble à un véritable mouvement par lequel elle porterait certains corps à la bouche (2).

Le Lambrus massena, Roux, est un brachyure assez rare dans le golfe de Marseille ; 1l habite seulement les fonds coralligènes.

Les œufs commencent à éclore dans la nuit du 4 au $ juin. Les zoés sont exces-. sivement petites à la naissance ; elles atteignent à peine une longueur de 48 centimètres.

Quelques larves sont nées dans la nuit du 4 au 5 juin.

Le Lambrus porteur des œufs fut mis le $ juin, à 8 heures du matin, dans un nouveau vase, Aucune larve n'apparaît durant toute la journée. Mais les éclosions reprennent à 9 heures du soir et se continuent durant toute la nuit du $ au 6.

(1) Dans un grand cristallisoir, non exposé au soleil, les larves nagent surtout à la surface et se tiennent de préférence près des parois, contre lesquelles elles se reposent assez souvent. Si on expose au soleil la moitié du vase, presque immédiatement les larves s’y portent en foule, tandis qu’un petit

nombre continue à nager dans l’autre moitié. Ces dernières, d’ailleurs, ne diffèrent en rien des

autres.

(2) Voir PI. I, fig. 7 et 8.

Elles cessent encore le matin du 6 juin. Dans la nuit du 6 au 7, l'animal s’est débarrassé d’un grand nombre d'œufs. Quelques larves sont sorties, mais je les ai retrouvées mortes le matin suivant.

Ces larves ont des pointes bien plus développées que celles des zoés qui acquièrent une carapace hérissée comme [Inachus (1).

L’Znachus dorynchus, Leach, est fréquent dans tous les fonds du golfe.

Eclosion dans la nuit du 7 au 8 juillet.

Une femelle mise dans un vase le 17 juin de l’année suivante, laisse tomber ses œufs. Quelques-uns éclosent à ce moment et il en sort des larves dans un état encore incomplet de développement. C’est ainsi que le piquant du dos n’est représenté que par un tout petit poil engaîné à sa base dans une cupule tubulaire, mais peu élevée. Les membres ne sont pas encore bien constitués. Je ne vois que la première patte de gnathopodes en parfait état.

Cependant ces larves vivent. Le cœur bat et on comprend qu’il n’est pas impossible que des larves, sortant ainsi accidentellement, à une époque précoce, aient pu se développer extérieurement. Ceci me fait penser aux Décapodes sortant à la phase de Nauplius (Penœus et Sergestes) (2).

La Dromia vulgaris, Edw., se trouve au large de Mourepiane, dans les sables vaseux, entre 30 et40 mètres de profondeur.

L'éclosion a lieu dans la nuit du 13 au 14 juillet.

À 9 heures du soir, les œufs commencent à éclore. L’éclosion est terminée à minuit. Les larves ont 2 millimètres de long.

Un fait curieux, c’est qu’on constate une mue immédiatement après l’éclosion. Il se produit trois mues avant la réalisation complète de la Dromie (3).

Le Pilumnus spinifer, Edw., a été pris dans les fonds coralligènes par $o mètres de profondeur et dans les prairies de Zostères.

Leslarves (4) éclosent dans la nuit du 2 au 3 juillet. Elles ont une couleur blanchâtre et sont d’assez petite taille (1 millimètre de long).

La Pontonia, parasite de l’Ascidia mentula, porte les œufs sous l’abdomen. Ils sont d’un blanc hyalin taché de noir par l'embryon que l’on aperçoit par transparence.

Les œufs éclosent dans la nuit du 12 au 13 juin. Ils mesurent o millimètre, 9 de longueur.

Les larves sont très voisines de celles de la Pontonia vivant en liberté, mais la

(1) Voir PI. IL fig. 6 et 7, (2) Voir PL I, fig. set 6.

(3) Voir PI. IL, fig. retz.

(4) Voir PI. IE, fig. 1-11.

st

coloration est bien différente. Les larves de la Pontonia parasite présentent une teinte hyaline parsemée de quelques rares taches de pigment jaune, tandis que chez les autres, le corps est coloré en rouge.

Ces larves atteignent une longueur de 2 millimètres, 786.

Elles nagenten repliant et en dépliant alternativement l'abdomen et la queue. Ces mouvements ne sont employés que lorsque l'animal change brusquement de place. Lorsqu'il nage avec calme, il se meut grâce à ses pattes thoraciques et progresse à reculons, sans secousses ; dans cet état, l’abdomen à demi replié décrit un angle obtus. Les deux dernières pattes thoraciques, très longues, s’agitent rapidement, tandis que les thoraciques antérieures, ramenées vers le thorax, agitent leur bouquet terminal (1).

L’organe auditif de cette Pontonie rappelle celui du Palemon antennarius, décrit par Hansen avec une disposition et une forme un peu différente des articles et des appendices. Le sac auditif contient de nombreux otolithes et de nombreux poils très forts (2).

Une femelle de Pontonia de même espèce fut trouvée en liberté en mai par la pêche à la tartane, à trente-cinq brasses de profondeur, dans les fonds vaseux, entre l’île de Tiboulen et la calanque de Méjean. Cette femelle dont le corps est très transparent, portait des œufs qui ont éclos à la fin de mai, dans la nuit du 30 au'31.

Les larves étaient identiques à celles de la Pontonia parasite. Elles sont mortes, après avoir vécu dix jours dans les vases.

J'ai cependant à faire connaître une exception à cette loi des éclosions nocturnes. J'ai pris le 9 juin un Pilumnus spinifer femelle, dans les graviers coralligènes, au large du cap Caveaux, à cinquante mètres de profondeur. Les œufs portés par ce Crustacé étaient déja avancés. L'animal a été placé dans un cristallisoir et un grand nombre de larves ont éclos de midi à trois heures, le 12 juin, c'est-à-dire vingt jours avant l’époque normale de l’éclosion des œufs de cette espèce.

Cette exception est la seule que je connaisse, tandis que les éclosions nocturnes ont été constatées sur un grand nombre de Décapodes brachyures et macroures. Mon excellent maître, M. le professeur Marion, a observé cette particularité chez plus de cinquante espèces. Dans toutes, l’éclosion avait lieu la nuit, et, lorsqu'elle n’était pas terminée au commencement du jour, elle s’arrêtait pour reprendre la nuit suivante. Ces périodes de travail et d’arrêt de développement

(1) Voir PI. I, fig. 1-4.

CJYWVoir pl Ve fe 17 et'pL'E NE 7

alternent avec la même régularité jusqu’à ce que toutes les larves se soient débarrassées de leurs enveloppes.

L’explication de ce phénomène curieux se trouve sans doute dans l’état de faiblesse extrême des larves aux premiers moments de leur naissance. Elles seraient le jour exposées à bien des dangers, que la nuit écarte en grande partie. Les larves, qui normalement doivent éclore la nuit, ne vivent pas si elles naissent le jour.

Une incubation prolongée des larves elles-mêmes les garantit quelquefois des nombreuses chances de destruction qu’elles courent au moment de leur éclosion. Tel est le cas des larves de Mebalia Geoffroyi, M.-Edw., que l’on trouve dans le golfe depuis dix jusqu’à trente mètres de profondeur, notamment au quai aux Soufres. Les œufs sont logés à la face ventrale, entre les pattes lamelleuses. C’est là qu’a lieu l’éclosion., Mais les larves, à ce moment très faibles, ne vont pas à l'aventure. Les jeunes mêmes, devenus identiques comme forme à leur mère, n’abandonnent pas immédiatement cette dernière. Ils demeurent (5 juillet) longtemps placés sous le corps de la Nébalie génératrice, au milieu des pattes branchiales qui ne s’agitent presque plus et où ils sont en outre protégés par les flancs de la carapace. Lorsque leur propre enveloppe s’est consolidée, ils se hasardent alors seulement à abandonner cet abri. Les jeunes atteignent à ce moment une longueur de 2 millimètres, 4.

Le 16 mai, j'observe quelques individus de l’Isopode dont les pêcheurs provençaux se servent comme amorce, {dothea tricuspidata, offrant une très grande dilatation à la région ventrale. Il existe en ce point une double série d’écailles parfaitement imbriquées, limitant une cavité hermétiquement close et pleine d'œufs assez avancés. Les embryons sont très bien développés et je trouve même des jeunes pourvus de pattes. Ce fait d’une incubation très prolongée me paraît intéressant. I! rappelle le cas des jeunes Nébalies. |

Le second point qui a attiré mon attention, était de savoir si les caractères différentiels, qui existent entre deux espèces d’un même genre, se dessinent dans leurs larves.

Il est évident que les caractères spécifiques sont toujours d’origine récente et qu’ils ne peuvent se manifester que dans les derniers temps du développement embryogénique. Aussi est-il facile de constater des différences morphologiques entre des Zoés de genres différents, de sections différentes, etc. Ces différences sont sensibles entre des larves de Brachyures et des larves d’Anomoures ou de Macroures. Mais, si on considère deux espèces voisines du même genre, les Zoés sont presque identiques.

En comparant par exemple les larves de Pisnotheres veterum à celles du Pinnutheres parasite de l’Ascidia mentula, à peine peut-on constater quelques

différences dans la longueur des piquants, de la carapace ou de la lame caudale.

Il paraît en être de même pour diverses larves de Porcellana. Le court aperçu suivant résume les observations comparatives que j'ai pu faire sur trois Zoés différentes appartenant à ce genre.

Zoë du 5 mai. — Le rostre antérieur, rectiligne, est inerme et un peu plus long que les deux rostres postérieurs. Ceux-ci portent sur leurs bords de petits piquants opposés entre eux et en plus grande quantité sur le rostre gauche. Ces deux rostres sont dirigés en arrière et en bas, le gauche en forme d'S, le droit rectiligne. Tous deux se terminent par un petit crochet.

Le telson est une lame quadrilatère, dont les deux côtés postérieurs portent chacun cinq poils composés. L’angle terminal est arrondi et imberbe, Un petit piquant se trouve de chaque côté à l’union du côté postérieur et du côté antérieur (1).

Zoé du 7 septembre. — Le rostre antérieur différe de celui de la Zoé précédente par une longueur moindre. Les deux rostres postérieurs très courts sont rectilignes et inermes.

Le telson ne se distingue que par la présence de deux poils composés sur l'angle terminal arrondi (2).

Zoë du 20 octobre. — Le rostre antérieur rectiligne et inerme a une longueur double de celle des rostres postérieurs. Il est également beaucoup plus long que celui de la Zoé du $ mai. Les rostres postérieurs sont rectilignes, inermes et franchement dirigés en arrière,

Le telson est identique à celui de la précédente Zoé.

Les caractères distintifs'de ces Zoés, toutes trois incolores, portent donc uniquement sur la longueur et la direction des rostres, ‘ainsi que sur la présence de poils ou de piquants.

On arrive aux mêmes conclusions en comparant la larve de Sqwilla mantis, Rond. (3 et 5 juillet), avec la larve de Squilla Desmarestii, Risso (7 septembre). La lame caudale avec ses petites dents, ainsi que la carapace quadrangulaire pourvue de cinq crochets sont identiques chez l’une et l’autre (3). Le crochet antérieur médian et les pédoncules oculaires sont cependant plus courts et moins épais dans la Zoé de Squilla Desmarestii.

Les exemples précédents pourraient être multipliés à l'infini. Tous démontrent avec la dernière évidence qu'il existe entre les larves de même genre une identité presque parfaite, qui s'efface de plus en plus à mesure que ces larves se rapprochent de l’état adulte.

(1) Voir pl. I, fig. 9.

(2) Voir pl. I, flg. 10.

(3) Voir pl. I, fig. 11.

Il n’en est pas de même lorsqu'on examine des espèces de genres différents, quoique voisins. Les rapports sont encore très étroits dans ce cas, mais les différences s’accentuent. Comparons par exemple la Zoé du Pilumnus spinifer à celle de Pisa corallina. La forme générale de la larve de Pisa corallina rappelle assez bien celle de la Zoé du Pilumnus. La carapace porte une pointe médiane recourbée, mais de taille inférieure. Elle est aussi plus rapprochée des yeux. La pointe céphalique est également beaucoup plus réduite; à peine est-elle visible, quand on place l'animal en pronation. Elle se montre sous forme d’une pointe courte, assez large, en lame de couteau. La fourche caudale, semblable dans son ensemble à celle du Pilumnus, offre des détails particuliers. L’antenne externe est de même bien différente.

Les caractères distinctifs deviennent de plus en plus sensibles si on compare des larves de familles voisines, par exemple la Zoé du Pilumnus spinifer à la Zoé du Xantho rivulosus. Kiles sont encore mieux marquées entre des larves de sections différentes, par exemple la larve du Pinnotheres veterum et celle du Pilumnus spinifer.

Les observations qui précèdent ne s’appliquent pas seulement aux Brachyures, mais elles paraissent s'étendre à divers autres groupes de Crustacés, de’sorte qu’elles sont un nouvel argument pour la démonstration de ce principe tiré de la paléontologie comparée, à savoir que les espèces, les genres, etc., ambigus des terrains anciens sont la synthèse de plusieurs espèces, de plusieurs genres, etc., ayant vécu aux époques postérieures ou vivant encore actuellement, et dont la différenciation est de date relativement récente.

Je ne terminerai pas ces considérations sur les larves de Crustacés sans rappeler que leur abondance est le privilège des côtes, et que les calanques les mieux abritées sont aussi celles où ces larves sont le plus nombreuses. Sur plus de cent larves, Mégalopes, Zoés ou Nauplius, que j'ai observées dans l’année 1882, la moitié provient du vallon des Auffes. L'autre moitié a été pêchée surtout dans la calanque de Morgilet, quelquefois dans celle de Pomègue. Un très petit nombre a été pris entre les îles et la côte de Marseille. Cette abondance, il est inutile d’y revenir, est en rapport avec le mode de vie particulier de ces larves et avec l'habitat des parents, dont la fréquence aux points précités est extraordinaire.

Les notes que j'ai pu recueillir sur les autres larves d’Invertébrés étant encore très incomplètes, je me borne à dire que la distribution de ces larves reproduit d’une manière générale celles des larves de Crustacés, avec lesquelles elles constituent en juin, juillet, octobre et novembre, la majeure partie de la faune pélagique côtière. Voici d’ailleurs la liste d’un certain nombre de ces larves avec l'indication du jour de leur récolte, de leur station et des particularités que

quelques-unes présentent.

1% Février. — Vallon des Auffes :

Larve de Brachyure. Les trois pattes-mâchoires ne sont pas encore concentrées autour de la bouche. Il n’y a que trois mamelons thoraciques. Nauplius d'Euphausia. I\ est orné de taches pigmentaires localisées dans la

région moyenne du corps.

9 Mars. -— Sur la côte de Maïré :

Nauplius de Balane, très nombreux.

Zoë de Porcellana, représentée par Claus (oc. cit. ).

$ Mai. — Vallon des Auffes :

Zoë de Brachyure.

Zoë de Porcellana.

7 Juin. — A deux kilomètres du vallon des Auffes, en allant vers le château d’If.

Nauplius d’Euphausia, identique au Nauplius recueilli le 1° février. 3 Juillet. — Vallon des Auffes :

Zoé de Squilla mantis, cinq individus.

$ Juillet. — Calanque de Morgilet :

Zoé de Squilla mantis, deux individus. Cette Zoé se rapporte à la figure #, planche 44 in Desmarets { Considérat. gén. sur la classe des Crustacés) et correspond à l’Alime hyaline, Leach (Yourn. phys., t. 86, avril 1818, p. 305, fig. 7), provenant de Port-Praya, Cap-Vert, par 7° 30° lat. N. et 17° 34 O. — La carapace est quadrangulaire. Chacun des angles se prolonge en pointe effilée. Il y a en outre une corne antéro-médiane. Les yeux piriformes et volumineux s’insèrent à l'extrémité de longs pédoncules. L’antenne de la première paire est quadriarticulée ; son article terminal en

forme de palette porte des poils composés au nombre de huit. L’antenne de la seconde paire est bien développée ; le palpe externe se compose de deux articles, tandis que le palpe interne, plus allongé, en comprend trois. Autour de la bouche sont les pièces qui existent chez l’adulte. Il y a en effet une mandibule encore dépourvue de palpe, deux mâchoires (celle de la première paire étant très rudimentaire et simple) et une patte-mâchoire.

La seconde patte-mâchoire, longue et mince, est formée de cinq articles. Quant à la troisième patte-mâchoire, la plus longue et en même temps la plus robuste de tous les membres, elle est constituée par six articles. Le bord interne du dactyle est garni de dix-huit dents dont neuf plus grosses alternent régulièrement avec les autres.

er DO ——

Le thorax se compose de cinq anneaux également mobiles, bien que les deux premiers soient pris par la carapace. La concentration s’est donc arrêtée de bonne heure. Les perciopodes ou les boutons mousses qui en tiennent lieu, font entièrement défaut.

Les quatre premiers anneaux de l’abdomen portent seuls des membres. Ces derniers ne diffèrent entre eux que par leurs dimensions; ils diminuent progressivement d’avant en arrière. Chacun comprend deux articles cylindriques, sur lesquels s’insèrent un article externe en forme de rame et muni de poils composés, et d'autre part un article interne plus long, moins large et garni de poils simples.

Outre la larve de Squilla mantis, 11 y avait le ç juillet :

Zoé de Porcellana.

Jeune Cyclops canthocarpoides. Le céphalon est plus long et plus effilé que celui qui est représenté fig. 3, pl. IV, in Claus. En outre, les anneaux sont munis chacun d’un piquant et la fourche caudale présente sur le bord externe deux petits piquants supplémentaires.

7 Juillet. — Calanque de Pomègue :

Nauplius de Cyclops.

Larve Cypridienne.

Larve de Cypris, se rapprochant de la fig. 21, page 99, in Claus.

Jeune Cyclops canthocarpoides moins avancé que celui du $ juillet. Il ressemble dans ses traits généraux à la figure 3, planche IV, in Claus. La division du corps en anneaux successifs n’existe pas encore ; ces annneaux sont indiqués par des dépressions latérales, moins accentuées à la région postérieure du corps, où sont déjà de petits piquants. La mandibule est bien développée.

Enfin à la même époque, certains individus femelles de Cyclops canthocarpoides portent encore leurs œufs; de sorte que la ponte et l’éclosion se font à des intervalles relativement éloignés pour cette espèce de Copépode.

28 Juillet. — Vallon des Auffes.

Nauplius de Calanide, très nombreux, se rapportant à la figure 7, planche I, in Claus.

7 Septembre. — Entre Carry et Ratonneau :

Zoés de Callianassa, en très grande quantité. Elles ne paraissent pas diffèrer de la figure 1, planche VIII, Claus; mais elles sont un peu plus avancées. Les pattes thoraciques, au lieu d’être réduites à cinq mamelons rudimen-

taires, sont très longues et commencent à offrir des articles successifs. Les anneaux de l'abdomen portent de petits boutons mousses, indice des futures pattes abdominales. Le sixième anneau seul est muni d’une longue patte, dont les deux branches augmentent la puissance du telson.

Zoë de Pandalus ?

Zoë de Brachyoure, peu différente de la larve représentée figure 1, planche XII, in Claus { /oc. cit.). Celle-là se distingue de cette dernière par des détails morphologiques très secondaires. Les cornes antérieure et postérieure de la carapace sont dépourvues de piquants; quant aux cornes latérales, elles sont plus courtes. Le recourbement de l'abdomen à la face ventrale est moins accentué. Les pattes abdominales ne sont encore représentées que par de très petits mamelons. Les deux branches du telson sont deux fois plus longues que dans la larve figurée par Claus et, tandis que dans cette dernière les bords internes de ces branches sont seuls garnis de poils, il y en a également sur les bords externes, dans la larve que j'ai recueillie.

Zoé d’Ebalia ?

. Neuf Zoés différentes appartenant aux Brachyures et aux Macroures, et que je retrouve toutes le 8 septembre et en grande quantité au vallon des Auffes.

Zoë de Porcellana.

Zoé de Squilla Desmarestii.

13 Norenbre, — Vallon des Auffes : | Jeune Calanella, représentée figure 8, planche VII, in Claus. 24 Novembre. — Pomègue :

Nauplius de Dias longiremis ?

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