RADIOLAIRES
Le 13 novembre 1882, j'ai recueilli, au vallon des Auffes, une larve encore peu avancée, appartenant à un Acanthomètre, très voisin d’ÆAcanthometra bulbosa, Hæckel. Cette larve a une forme semblable à la larve représentée par cet auteur, PI. XV, fig. 7. (Die Radiolarien, Hœckel 1869), mais elle est beaucoup plus jeune. En effet, tandis que dans cette dernière, les globules jaunes sont bien développés et que les spicules, au nombre de vingt, ont pris leur aspect définitif, dans la larve du 13 novembre, les globules n’existent pas et la capsule centrale parfaitement sphérique, a un contenu homogène très apparent; celle-ci présente au centre huit spicules très courts, très peu épais, n’apparaissant à un
HAE fort grossissement que comme une simple ligne. Enfin, en dehors de la capsule, est la masse sarcodique ordinaire, toujours finement granuleuse.
Le 5 décembre suivant, dans la calanque de Morpgilet (île Ratonneau), je prends la même larve. La forme est toujours une sphère régulière. Les spicules sont encore au nombre de huit, mais ils se sont développés en longueur. Après avoir percé la capsule centrale, ils ont entièrement traversé le sarcode granuleux externe et sont arrivés au dehors, où ils font à peine saillie. Leur largeur s’est également accrue et ils ne se distinguent pas des spicules de l’{canthometra bulbosa. De nombreuses vésicules jaunes cachent complètement la capsule centrale, qu’on ne peut plus apercevoir par transparence. |
L’absence des corps jaunes dans la première de ces larves et leur présence dans celle du 5 décembre m'ont paru devoir être signalées. Ces globules n’apparaitraient donc qu’au moment où les larves ont déjà atteint un certain volume et une différenciation assez grande.
La persistance des huit spicules constitue, ce me semble, un fait nouveau, car les diverses larves d’Acanthomètres recueillies et dessinées (1) par Hæœckel, possedent déjà les vingt spicules caractéristiques de la famille.