e cas a guéri
Adrienne Benoit , ouvrière 5 âgée de 5y ans , d'une constitution assez robuste , rue de la vigne n° 895 , affectée depuis deux à trois jours de serrement à la tête , d'éblouisseniens, de nausées , de soif, d'une ardeur au creux de l'estomac , de borborygmes et d'un sentiment de malaise dans le ventre avec perte d'appétit , lorsque le 8 octobre i832, elle est saisie de coliques et de nombreuses évacuations alvines , aqueuses et semblables à une décoction d'avoine. Sur les trois heures après midi , je la trouve dans l'état suivant : abattement général , traits de la figure grippés , jeux enfoncés et entourés d'un cercle plombé, peau pâle et d'une moiteur visqueuse , tête et membres légèrement refroidis , pouls vacillant et disparaissant sous le doigt 9 langue froide et chargée d'un léger enduit muqueux blanchâtre , respiration difficile , oppressions pulmonaires, accableblenient, envies de vomir continuelles , voix enrouée, tiraiilemens spasmodiques aux mollets, urines supprimées, soif très-vive , etc. Bain de pieds fortement sinapisé , pendant qu'on pratique des frictions aîcoholiques sur la colonne vertébrale et sur les bras , cataplasme chaud de farine de lin sur le ventre, potion d'une infusion de fleurs de camomille avec une once et demie d'esprit de Mindererus et deux onces de rob de sureau, préparée chez M. le pharmacien Schewyck ,
ce sont les moyens que je prescris , en recommandant de couvrir chaudement la malade , de la tenir à la diète absolue et de ne lui donner que de la décoction d orge pour calmer la soif. Vers les neuf heures du soir r réaction très-forte , suivie d'une sueur copieuse, sous l'influence de laquelle disparaissent les symptômes morbiliques. Dans la nuit 7 retour de l'excrétion urinaire ; trois selles verdâtres.
Le 9 , l'amélioration se manifeste de plus en plus $ l'appétit revient ; la malade ne fait usage que d'une solution de gomme arabique.
Le 10 , convalescence , et le i3, guérison parfaite.