‹ Considérations sur la phase prodromique des délires aigusChapitre 29 sur 33 · MO UNE · texte numérisé non relu

MO UNE

note des mouvements carphologiques. Sitiophobie. Le 25 avril, collapsus terminal. Un dosage d’urée sanguine montrait 3 gr. 45.

On peut faire remonter l'apparition des troubles au 16 avril, date à laquelle la malade a brusquement prétendu qu’on voulait l’empoisonner, s’est enfermée chez elle et mise au lit parce qu'elle était malade, recevant avec des injures les offres de soins de son mari. L’apparition des idées de suicide, de refus d’aliments persistant ont rendu le placement nécessaire.

Depuis un an le mari a noté un changement de caractère ; la malade habituellement gaie, de caracière enjoué et boute en train était devenue plus triste.

De plus, il y à cinq mois, épisode dépressif : pleurs, inbi bition pendant deux mois, mais l’internement n'avait pas été nécessaire.

OgservaTion XXIV..

D... Marie, femme R..., 33 ans, entre à l’Asile le6 février

1935. Le certificat immédiat est ainsi conçu : « Mélancolie

anxieuse. Auto-accusaiion et disculpation. Craintes imaginaires. Gémissements. Obnubilation. Etat subfébrile. » L'agitation parait augmenter dans les premiers jours de l’internement. Refus d'aliments. Le 16 se déclare une

otite moyenne suppurée et on pratique la paracentèse.

La température qui oscillait entre 400 et 380 ne s’abaisse pas, au contraire, et la malade meurt le 18 février ; \’autopsie écarte la possibilité d’une méningite que rien dans la symptomatologie physique ne permettait de prévoir.

Le mari donne les renseignements suivants : pas d'aliénés dans la famille. A toujours été jalouse.

Page 1