L’AUDITION
Le silence n’est que très relatif; le contact de l’eau sur les tympans détermine un bourdonnement caractéristique
troublé par le bouillonnement du détendeur, et par des bruits cristallins tels que chocs des bouteilles, ou des bruits sourds comme le ronronnement d’une hélice.
L’accommodation des oreilles se fait de moins en moins souvent quand on descend profondément, les « variations du volume» de l'oreille moyenne devenant de plus en plus faibles. Au début, le plongeur est constamment préoccupé d’équilibrer ses oreilles; puis, petit à petit, cet acte volontaire s'effectue correctement et devient un réflexe automatique.
LA GUSTATION :
L’oxygène aurait un goût sucré et acide à 6 ou 7 kgs de pression, et l’azote un goût métallique à 10 kgs, selon HALDANE. À
Au cours des plongées courantes, le plongeur ressent le goût assez spécial du caoutchouc de lPembout buccal imprégné d’eau salée; et, parfois, celui de Pair comprimé quand celui-ci est chargé d’impuretés (par exemple : graisse du compresseur qui a servi à gonfler les bouteilles). La langue est légèrement anesthésiée et il y a une abondante sécrétion de salive très filante.
LÉCTACTE
Les renseignements tactiles et les réactions qu’ils amè- . nent ont une qualité particulière. Le froid, le contact de l’eau, la poussée d’Archimède, procurent une certaine hypoesthésie tactile. Le contact des algues ou des poissons provoque chez le débutant un bref et vif sentiment de frayeur qui amène une réaction de défense instinctive. Petit à petit, le plongeur devient indifférent à ces contacts.