ASPHYXIE PAR RESPIRATION DE CO
L'air qui remplit les bouteilles du scaphandre autonome doit être exempt de CO. Pour cela, le compresseur qui gonfle les bouteilles doit avoir sa prise d’air loin de l’échappement des gaz brûlés (danger du CO? et du CO) et posséder un filtre à sa sortie.
Avec un scaphandre autonome à circuit fermé, le plongeur respire dans un faux poumon le mélange gazeux expiré, enrichi en O?, et filtré à travers une cartouche de chaux sodée. Si ce filtre ne fonctionne pas correctement, le mélange gazeux que le plongeur inspire contient du CO?2. Le bulbe, déprimé par l’hyperoxie, ne se laisse pas exciter par le CO? : le gaz carbonique agit alors quand il a dépassé le seuil de son action toxique : il sidère brutalement le centre respiratoire. C’est le « shallow-water black-out », ou perte brutale de conscience, fréquente chez les « frogmen », qui employaient des appareils à oxygène pur.