‹ Considérations sur la suralimentation par le sucreChapitre 20 sur 33 · NE · texte numérisé non relu

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en dissolvant À gramme de saccharose chimiquement pur dans 1000 centimètres-cubes d'eau distillée,

Nous avons constaté ainsi, en calculant la déviation théorique et la comparant à la déviation à droite que nous Obtenions avec cette solution, que la sensibilité de notre instrument était d'environ 3 minutes. Après interversion de notre liqueur titrée sous l'inflience d'une goutte d'acide sulfurique à l'ébullition nous obtenions une déviation à gauche de la précédente.

Voici la technique suivie :

Nous cherchions si l'urine filtrée et défequée à l'acetate neutre de plomb réduisait la liqueur de Fehling.

De l'absence de réduction nous déduisions l'absence de glucose dans l'urine.

On défequait 100 centimètres-cubes d'urine par 10 centinètres-cubes d'une solution d’acetate neutre de plomb et nous examinions la liqueur filtrée au saccharimètre.

De l'absence de déviation à droite, nous céduisions l’absence de glycose et de saccharose.

La liqueur de Fehling ayant permis de déceler l'absence de glucose, la seule erreur qui pouvait se produire dans notre examen polarimétrique, était la présence simultanée dans l'urine de nos malades de saccharose et de substances levogyres dont le pouvoir levogyre fut tel qu'il compensat exactement la déviation à droite produite par le saccharose.

Pour éviter cette cause d'erreur, on hydrolyse l'urine par une goutte d'acide sulfurique et une ébullition de cinq minutes. On filtre. Tout le saccharose pouvant exister est

ainsi transformé en sucre interverti lequel dévie à gauche

la lumière polarisée.

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Cette déviation à gauche s'ajoutant alors à celle des substances lévogyres qui pouvaient exister dans l'urine, il en résultait une déviation à gauche très appréciable.

De l'absence de toute déviation nous pouvions déduire l'absence de saccharose.

Enfin, comme contre-épreuve, nous traitions par la liqueur de Fehling un peu d'urine ainsi hydrolysée. S'il y avait du sucre interverti nous devions cGbtenir une réduction.

Jamais nous n'avons constaté la présence de sucres urinaires chez nos malades soumises à la suralimentation sucrée.

Nous avons examiné par cette méthode, et à plusieurs reprises, les urines d'une série de quinze malades qui prenaient depuis cinq mois à deux ans des quantités de sucre variant de 109 à 250 grammes par jour.

A aucun moment, nous n'avons pu déceler la présence du saccharose ou du glycose.

Les malades B..., M... et V.. dont nous avons étudié les rapports urologiques n'ont elles non plus jamais présenté de sucres urinaires.

Eafin, nous avons recherché la limite pratique qu'il ne fallait pas dépasser pour éviter la glycosurie alimentaire.

Nous avons vu que Monsieur le professeur Boucnarp avait pu faire prendre jusqu'à 609 grammes de sucre sans la déterminer. Mais, ces cas sont exceptionnels, et, souvent, en donnant des doses supérieures à 309 grammes par jour, on la voit paraître.

Nous avons mis en observation deux malades, du pre-

mier quartier, femmes G.. et B. G., et nous avons chaque

jour examiné leurs urines.

Après avoir recherché si elles ne renfermaient pas de glycose, et avoir fait l'épreuve de la glycosurie alimentaire. avec 1409 grammes de sucre, le 2 septembre, nous leur avons fait prendre des doses croissantes de saccharose en

plus de la ration habituelle de l'asile.

Le 7 septembre, nous portons le sucre à 150 grammes par jour, et, pendant les 7 jours qui suivent, les

urines ne renferment ni saccharose ni glucose.

Le 14 septembre, nous leur en donnons 200 grammes, et jusqu'au 25 de ce mois, nous constatons toujours

l'absence de ces élements pathologiques.

Le 26 septembre, la dose quotidienne est de 250 grammes et jusqu'au 2 octobre les urines ne renferment pas

trace du sucres.

Le 2 octobre, nous atteignons la dose de 300 grammes

par 24 heures.

Le même jour, nous constatons dans les urines de la malade B. G., aussi bien au saccharimètre qu'à la liqueur de Fehling, la présence de traces à peine appreciables de glucose. Nous ramenons aussitôt la dose de sucre à 250

grammes et le glycose disparaît des urines le 4 octobre.

La malede G..… n'a présenté de traces indosables de glucose que le 4 octobre. Le sucre étant ramené à 250

grammes, cet élément pathologique est disparu aussitôt.

Ces analyses montrent que la dose de 309 grammes de

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