‹ Considérations sur la valeur de la gymnastique dans l'éducation physiqueChapitre 2 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons toujours passionnément aimé les exercices du corps : la gymnastique proprement dite^ surtout, a eu le don de nous plaire ; il y a quelques années môme, nous avons eu la faiblesse de consacrer notre éducation gymnique par l’obtention du diplôme universitaire de professeur (‘). Au cours de notre scolarité, il nous a semblé que nous ne pouvions mieux faire qu’utiliser, dans une étude médicale, les connaissances techniques qu’il nous avait été donné d’acquérir, et de faire de « la gymnastique » le sujet de notre thèse inaugurale.

L’idée n’est du reste pas neuve; pour ne parler que du siècle présent, nombreuses sont en France les thèses traitant de la gymnastique, aux différents points de vue de la physiologie (^), de l’hygiène (®), de la thé-

(1) Certificat d’aptitude à l’enscigiicnient de la gymnastique.

(2) Rosier Lacardoimière (tli. Paris, 1822) ; Rouhct (tli. Paris, 1881).

(3) Centazzi (1834), Foissac (1838), Vautlirin (1850), Labat-Durancheux (1852)» thèses de Paris, Bineau (1874), Balsan, 1875 (th. Montpellier).

rapeutiqiie, voire même de l’influence qu’elle peut avoir sur l’éducation morale ('*). Ces dernières années, et en même temps que se manifestait en France ce que l’on a appelé la Renaissance phijsique, de nombreuses publications, empreintes de l’esprit scientifique que l’on sait mettre aujourd’hui dans toute chose, sont venues préciser nos connaissances sur ce sujet, et faire ressortir d’une façon rigoureuse les avantages que l’on était en droit d’attendre de la })ratique des exercices du corps. Les différents ouvrages du D’’ F. Lagrange, publiés de 1890 à 1893, sont de véritables chefs-d’œuvre dans cet ordre d’idées, et bien que sur certains points nous soyons en désaccord absolu avec cet auteur, nous sommes obligé de reconnaître que glaner sur le terrain d’un pareil moissonneur est peutêtre téméraire.

Désireux de dire du bien de la gymnastique sans insister trop sur ses avantages admis sans conteste par tout le monde, il nous a paru plus utile à sa cause de répondre à quelques-unes des objections que les partisans du sport proprement dit se sont plu à mettre en avant, en ce qui concerne en particulier les déformations, l’arrêt de la croissance qu’elle peut entraîner et les traumatismes dont elle peut être l’occasion. C’est ce que nous allons essayer de faire, nous livrant à ces divers points de vue à une étude de la valeur comparée des différents sports.

Notre travail sera divisé en trois parties.

(4) Canard (th. Strasbourg, 1812) ; Pairnparey (1830), Legrand (1848), Villain (1849), Thouvenin, 1858 (thèses de Paris).

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