OBSERVATION II
M"° B..., âgée actuellement de 28 ans; mariée à 19 ans; a un enfant bien portant; pas de fausses-couches; pas de
tag
spécificité. À toujours habité la France. À présenté à 20 ans des douleurs gastriques complètement guéries après un traitement de quelques mois.
Constipée depuis très longtemps. Pour la première fois en 1917 apparition de pus et de sang en dehors des selles dont le nombre était légèrement augmenté, 2 à 3 par vingtquatre heures, mais qui paraissaient normales; sensation de pesanteur dans le bas-ventre et sur l’anus, mais pas ide douleurs violentes. Examen bactériologique des selles négatif.
Evolution continue jusqu’en 1922 sans atteinte marquée de l’état général, à cette date apparition d’une fistule non opérée.
En mai 1925, va consulter à Baudeloque d’où elle est dirigée sur Saint-Antoine dans le service de M. Bensaude où elle est examinée. Douleurs constantes au niveau de l’abdomen, pesanteur anale; selles nombreuses légèrement enro-
bées de sang et de pus. En dehors des selles, évacuation 5 à 6 fois par jour de sang et de pus.
Rectoscopie : congestion intense de la muqueuse, granuleuse rouge vif. Diagnostic de recto-colite hémorragicopurulente. Pansements rectaux; amélioration sensible au >out de plusieurs mois de traitement.
Février 1929 : La malade revient; même symptomatologie qu'en 1925, même aspect rectoscopique.
Pansements rectaux; nouvelle amélioration au bout de deux mois.
C) Vaccination.
Si les traitements locaux sont à eux seuls insuffisants, parmi les traitements généraux préconisés, il en est un du moins, « La vaccinothérapie ». qui paraît susceptible, dans certains cas, de donner des guérisons définitives.
Cette vaccination comporte encore bien des obscurités et il en sera ainsi tant que l’étiologie des rectocolites ne sera pas nettement établie,
SO
Ce sont en effet des germes très variés que l’on différencie par culture du pus, du sang et des mucosités prélevés au niveau de la muqueuse : coli-bacilles, entérocoques, staphylocoques, pneumocoques, bacilles lactis-aérogènes.
De plus, la valeur pathogène de ces multiples germes étant inconnue, la seule vaccinothérapie possible est celle faite par auto-vaccins polyvalents.
La voie d'introduction du vaccin semble jouer également un rôle et l’ingestion du vaccin buccal, les bouillons vaccins locaux en lavage devront compléter les injections sous-cutanées.
Voici les observations de deux malades de MM. Bensaude et Oury traités par vaccinothérapie.