‹ Considérations sur le Diagnostic et le Traitement des recto-colites hémorragiques et purulentesChapitre 20 sur 24 · DR, | LOS · texte numérisé non relu

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ment amélioré par un vaccin fait avec des cultures de coiibacilles isolés de son intestin. Les vaccins sont donnés par trois voies : par la bouche, en injections sous-cutanées, en applications locales.

En mars 1925 le malade est en pleine convalescence, selles moulées, pas de sang, pas de fièvre, augmentation de poids. Les ulcérations vues au rectoscope sont nettement en voie d’amélioration.

Le malade reste bien portant jusqu’en juillet 1927, ne présentant aucun symptôme rectal.

A cette époque survient une nouvelle rechute beaucoup plus légère que la précédente et un traitement vaccinothérapique a rapidement raison des signes cliniques en même temps que se cicatrisent les érosions.

En marge de la vaccination nous devons évoquer une méthode antagoniste en quelque sorte toute jeune encore mais peut-être fertile en résultats d'avenir, c'est l’utilisation des bactériophages adaptés à la flore des recto-colites.

Récemment nous avons vu deux malades chez lesquels les bactériophages introduits dans l'organisme, par voie buccale et par lavements, ont paru donner des résultats intéressants.

D) Médication chimique.

La vaccination connaît de trop fréquents échecs, c’est pourquoi d’autres traitements doivent être essayés ultérieurement.

En dehors de toute spécificité, en dehors de tout parasitisme intestinal, nous avons vu chez certains malades le novansénobenzol en injections intra-vei-

neuses avoir une action vraiment élective, alors que tous iles autres arsenicaux échouaïent.

Voici d’ailleurs deux observations de malades de MM. Bensaude et Oury chez lesquels le novarsénobenzol a donné des résultats surprenants.

OBSERVATION V (Extr. d'articles.)

M. C... 27 ans, a de l’entérite chronique depuis l’enfance. Brusquement en août 1925, en pleine santé apparente, apparition d’une hémorragie intestinale grave. Ces hémorragies résistent à tous les traitements institués.

Au quatrième jour une accalmie se produit et le malade peut être transporté dans une clinique.

Dès ce moment s’installe toute la scène d’un syndrome dysentérique fébrile : constipation, faux besoins, ténesme, selles hémorragiques sans pus ni glaires.

Recherches de laboratoire négatives.

Un traitement par le novarsénobenzol amène rapidement une complète sédation des hémorragies, la disparition des phénomènes douloureux, l’amélioration de l’état général.

A partir de novembre la guérison semble acquise et de novembre 1925 à juin 1926 l’état général et local sont satisfaisants, mais le malade suit un régime alimentaire sévère,

Brusquement en juin 1926 reprise ides hémorragies, récidive du syndrome dysentérique dont la gravité dépasse de beaucoup la première atteinte. Malade rapidement amaigri, fièvre oscillant entre 38 et 39°, état arnémique intense.

Toute ingestion alimentaire est immédiatement suivie de douleurs abdominales violentes avec émission (de sang par l'anus.

Le malade présente des douleurs abdominales presque constantes, ce sont: d’une part des coliques intenses diffuses à tout le cadre colique; ce sont, d’autre part, de faux besoins incessants et quinze à trente fois par jour ils aboutissent à l'évacuation d’un liquide hémorragique ‘brunâtre.

Le 15 juillet 1926 l’état du malade devient vraiment alar-

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mant, de nouveaux examens de selles sont encore négatifs. Un examen rectoscopique montre une muqueuse rouge vermillon, congestionnée, granuleuse, mais sans ulcérations.

Les injections intra-veineuses amènent une prompte amélioration et le malade entre en convalescence vers le 15 août 1926.

En juillet 1927 une deuxième récidive se produit plus bénigne que les précédentes; le novarsénobenzol à encore rapidement raison des troubles intestinaux.

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