‹ Considérations sur le traitement électro-radiologique des sciatiquesChapitre 8 sur 46 · LA OT · texte numérisé non relu

LA OT

sique entre névralgie et névrite, n’est d'aucun secours : en particulier, l’aréflexie achilléenne et l’atrophie musculaire ne sont pas signes de gravité et leur évolution ne suit pas celle des phénomènes douloureux. Rappelons que Sicard considérait comme manifestations d’atteintes sévères les secousses fibrillaires du fessier, les irradiations algiques dans la région inguinales, les contractures lombaires, le pied plat.

L'examen radiographique de la colonne vertébrale, si précieux pour éliminer un mal de Pott ou un cancer, vient-il apporter dans la sciatique rhumatismale un autre élément pronostique ?

Il peut mettre en évidence soit une spondylose, soit une sacralisation.

Les productions ostéophytiques, les déformations en bec de perroquet sont si fréquentes chez le sujet âgé qu’on a pu penser qu'elles avaient une simple relation de coïncidence avec les phénomènes douloureux. Pour Zimmern et Chavany, l'existence d’une spondylose ne paraît guère influencer les résultats de la radiothérapie. Toutefois, un rhumatisme vertébral bien caractérisé serait susceptible de faire prévoir rechutes et récidives sans qu’on puisse établir une corrélation précise entre l’intensité des déformations osseuses et la gravité de la funiculite.

Le rôle joué par la sacralisation a fait l’objet de discussions multiples devant l’extrême variabilité de la V° vertèbre lombaire chez le sujet normal. Cette anomalie, à laquelle Bertolotti a voulu faire corres-

pondre un tableau clinique un peu particulier, ne

La PT TES

doit être retenue que si elle est très marquée, réalisant une fusion uni ou bilatérale de l’apophyse ‘transverse avec le sacrum. C’est là une cause favorisante de sciatiques tenaces, souvent rebelles, même à la rœæœntgenthérapie.

Les autres malformations : lombalisation de S,, spina bifida, ne doivent pas être retenues comme facteurs pathogéniques de sciatiques : ils ne peuvent donc pas intervenir dans le pronostic ;

99 Formes d’interprélations. — 11 serait très important, pour fixer les indications thérapeutiques, de distinguer les myo-sciatiques et les cellulo-sciatiques.

Mais ce sont là des types dont la fréquence et l’interprétation restent très discutées, et si certains auteurs les décrivent comme des formes particulières de sciatique, d’autres en font des affections distinctes.

Dans la myo-sciatique (Helweg, Verger, Delmas- Marsalet), le siège réel des douleurs répond moins au nerf qu'aux muscles du territoire du sciatique et même à certains muscles de territoire nerveux adjacent. Les points de Valleix traduiraient l’état douloureux des muscles recouvrant le nerf; d’ailleurs le pincement superficiel des muscles et de leurs insertions tendineuses suffirait à déclencher une douleur vive, La douleur à l’élongation serait due à l’élonga tion des muscles et non à celle du nerf. Une palpation soigneuse permettrait de percevoir les muscles

contracturés.

OR Lace

Beaucoup d'auteurs n’acceptent pas celte conception myalgique de la névralgie sciatique. Cependant, il semble bien que, dans un petit nombre de cas, on puisse déceler une participation myalgique qu’il serait important de mettre en évidence, car les indications thérapeutiques y sont bien spéciales.

La cellulo-sciatique (Alquier, Forestier, Paviot et Lagèze) s’individualiserait par le caractère provoqué des douleurs : la douleur est nulle dans le repos absolu ; elle est au contraire réveillée par la station debout. La palpation méthodique montre, surtout à la face externe de la fesse et de la cuisse, des nodules et des cordons douloureux à la pression : ce sont les infiltrats cellulagiques.

Là encore, si la généralisation d’un tel tableau paraît abusive, son existence paraît incontestable à beaucoup d'auteurs qui ont constaté les excellents résultats du massage dans cette forme particulière.

Pour suivre les malades, pour comparer les résultats, il est commode de faire l’examen des sujets atteints de sciatique suivant un protocole établi par avance à l’hôpital de la Pitié. Delherm et Morel- Kahn ont dans ce but établi une fiche dont nous donnons le modèle ; elle est jointe aux prescriptions thérapeutiques et aux relevés des traitements effec-

tués ; elle permet d'inscrire à la suite les résultats obtenus.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE a ———————————

Page 1