I. - COMPLICATIONS AURICULAIRES
Ainsi que nous l’a montré l’anatomie, la rhino-pharyngite se propage aisément à la trompe d’'Eustache, puis à la caisse et même à l’antre.
La briéveté de toutes ces cavités leur permet de communiquer largement. Elles ne font qu’un bloc qu’il ne faut pas séparer. Et sur tout cet ensemble, nous n’avons qu’une « lucarne » : le tympan, ainsi que l’a fait remarquer notre maître, le docteur BARON à la Société des Hôpitaux de Nantes, en mars 1943.
Ces différents aspects patliologiques du lympan expriment donc la souffrance de la caisse, de l’antre, de la trompe et du cavum.
« Devant un tympan malade, il faut prendre l’habitude de conclure : adénoïdite en même temps qu’otite, et ainsi, pensons-nous beaucoup de fautes sont évitées, en premier lieu, celle d’avoir oublié le cavum. »
Les aspects pathologiques du tympan, s’ils met-. tent en évidence la rhino-pharyngite, indiquent aussi lotite et ses complications possibles : l’antrite.
L’otite peut être très nette et se manifester par des signes tympaniques ow mastoïdiens indiscutables. Mais beaucoup plus souvent, comme la rhino-pharyngite, elle est latente, et le tympan ne présente que de légères variations de coloration : il est blanc-terne, gris sale, jaune, « givré », ou il y a simplement absence de triangle lumineux, signe capital pour LE MÉE. ,
Ces otites latentes, découvertes par l’examen systématique de tout nourrisson qui présente un syndrome infectieux, non expliqué par ailleurs, entraînent d'emblée la paracentèse qui ramène du. pus ou de la sérosité, et l’on conclut à une otite que l’on rend responsable de tout le syndrome infectieux, de cette toxicose dont le nourrisson meurt trop souvent. Et l’on a déjà oublié que le malade avait aussi un cavum.
Qui donc a découvert et individualisé une toxine spéciale otogène nettement caractérisée pour être si affirmatif ?
Il est assez curieux de trouver dans la thèse üe M°*° ADam, inspirée par RiBapEau-Dumas ces deux phrases contradictoires à deux pages d’intervalle.
L'affection du cavum, même sans mastoïdite, peut
ee D — être le point de départ de bactériémies qui, selon les localisations des embolies septiques, seront à l’origine de broncho-pneumonies mortelles ou d'infections gastro-intestinales également très graves.