‹ Considérations sur les antrites et adénoïdites du nourrissonChapitre 44 sur 44 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous dirons pour conclure que :

1°) Au cours de l’otite du nourrisson, il ne faut jamais perdre de vue la rhino-pharyngite étiologique, et pour cela on ne devrait pas dire devant un tympan rouge : antrite du nourrisson, mais adénoïde du nourrisson.

2°) Lorsqu'il y a des signes formels de mastoïdite, il faut d’abord intervenir sur l’oreille pour éviter des complications toujours graves des mastoïdites. Mais après la guérison on agit sur le cavum pour éviter les récidives, c’est d’ailleurs une règle que tous les oto-

logistes s’imposent.

3°) Lorsqu'il n’y a pas de signes formels de souffrance de la mastoïde, le syndrome digestif infectieux demande d’agir d’abord sur le cavum. Ainsi, souvent on pourra éviter l’antronomie: opération plus choquante que la simple adénoïdectomie et qui entraîne au moins six semaines de pansements quotidiens. Aussi faut-il se souvenir, avant de parler d’antrite, de ce que notre maître BARON écrivait : « Sur

OÙ

tout l’ensemble, oreille, mastoïde, cavum, nous n’avons qu’une lucarne: le tympan. »

Nous aurons fait en tout cas un traitemnt étiologique seul capable peut-être d’abaisser la mortalité : de ce syndrome,

Vu : Le Doyen,

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