Dans la défensive, de résistei* au choc de
l'armée assaillante et de défendre les objets qui sont mis sous sa protection.
Je passe sous dlence tout ce qui se rapporte aux moyens de combattre et de vaincre les années , car ces règles appartenant à la tactique, ne peuvent pas être discutées dans ces Mémoires. Je n'entamerai donc ma dissertation que sitf les moyens dont les armées doivent se servir pour couvrir les objets qui sont mis sous leur protection, ou pour s'en rapprocher, afin de s'en emparer.
il est facile de se convaincre que, dans l'offensive , le rôle de l'armée est infiniment plus Sicile à jouer que dans la défensive. Dans le premier cas, ayant en sa faveur le choix de l'attaque, eBe conserve anssi l'avantage de pouvoir choisir le but de ses opérations et de l'aborder en tétant toujours dans l'étatde concentration; tandis que l'armée défensive, ayant plusieurs objets d'une égale importance à défendre, ignorant ceux que les assaillants prendront pour but de leurs opérations, se trouvant dans la nécessité de couvrir une grande seotionde terrain, peut facilement être mise dans la cruelle alternative de devoir se disséminer, et n'opposera, par conséquent, que des parties affaiblies contre une masse plus poissante.
La concentration des forces étant, cependant , le plus sûr garant de la victoire, l'armée défensive ayant un vaste échiquier stratégique i défendre , doit chercher i prendre une position qui la mette dans la possibilité de porter son influence surlesobjets des opérations, sans être réduite à la nécessité désavantageuse de se disséminer.
Malgré la difficulté du rAle que cette armée est appelée à jouer , la sphère active de ses opérations n'en est pas moins soumise à un certain calcul géométrique, qui 'peut servir de détermination à l'influence qu'elle peut avoir sur les objets confiés à sa défense. Cette détermination la guidera dans le choix des positions qu'elle devra prendre ,' et simplifiera le mode de ses mouvements.
Soit ABC ( Ftg. 6 ) , le terrain que l'armée défensive se propose de défendre. Les opérations stratégiques étant, en grande partie , basées sur le calcul du temps et des distances , c'est sur ce calcul que l'armée défensive devra régler ses mouvements, afin d'être à même de venir encore à temps pour soustraire les diffé-
MËNOIBBS BUft LES PBINCIPES
reots objels des opérations à la poesessioBdes ennemis.
Supposons que les pointe D» E, G , T, soient les objets qu*il est indispensable de défendre^ et la section L, M, N, la ligne frontière vers laquelle les assaillants dirigeront leurs meuve* ments offensifs; U*ois objeto, E» D, G, comme les points les plus avancés, seront ceux qui se tiH>uveront les plus exposés aux attaques des ennemis. !Nous avons vu que* dans des cas pareils , une position centrale était toujours la plus avantageuse. Voici commeot on procédera ksà détermination:
L'ennemi peut se présenler sur deux dtrec* tiens t c'esl)-à-dipe» vers la section de la fron* tière comprise entre L et M» ou entre M et N. L'essentiel est de se trouver à la même distance queTennemi de l'objet menacé, afin que celui-ci ne puisse s'en rendre maitre plus tdi. Suppo* sons, maintenant, que l'armée offensive» en choisissant la section des frontières comprise entre M et N , occupe la position P, il est tout simple quCi s'il ne s'agît que de la défense de l'objet des opérations D, tous ceuK de la droonr férence , comme Q, R, S» offrirent des positions d'où l'armée défensive conservera toujours son influence sur l'objet menacé : car la ligne DP, étant égale à PR, DS, ou DQ, l'armée défensive postée même en S ou Q, pourra venir à temps pour soustraire l'objet D à la possession des adversaires. 11 suffit donc de connaître le point où se trouve l'armée assaillante, pour pouvoir déterminer la section de terrain , sur laquelle les opérations des défenseurs posséderont une influence directe toutes les fois qu'il s'agira de ne défendre qu'un seul objet des opérationSb En prenant cet dbjet» comme par exemple D, pour centre , et la distance de cet objet à celui P où se trouve l'armée offensive, pour rayon, ilsuffira de tracer une circonférence, qui déterminera la section du terrain où les défenseurs domineront stratégiquemeni l'objet des opérations D.
11 n'en est pas de même lorsqu'on a deux objets à défendre , comme , par exemple» D et G. Supposant qu'au commencement des hostilités , l'armée offensive se trouve en Y, ayant l'alternative de pouvoir menace et choisir pour but de son attaque les deux objets D et G , il faudra que l'armée défensive se place de manière i pouvoir défendre également un objet comme l'autre. En thèse générale, celte position ne
pourra être que celle qui «era à égdo distanee des trois objets , D,y et G, eooime, par exemple K. Deux communicatioM, VD et VG«coiMluisent afux deux objets D estG; l'armée défensive, placée ea K , pourra bientôt reooitaaitjre le vrû point d'attaque et y venir à temps pour ]» dé* fendre.
Mais, avant de songer à U défense des objets des opérations , l'essentiel sera de diriger noire atibention sur les qualités del'arfliée; car, pour que les opérations acquièrent un certain équilibre « il est indispensable quel'objet immédiai soit en état de leur accorder une foroe positive.
L'armée doit se caractériser par sa forée numérique, son courage moral et sa capacité manœuvrière. C'est de ces trois vertus qu'é»
mane l'ascendant tactique qu'une armée pos^ sède sur une autre; c'est cet ascendant aussi qui nous accorde la possibilité de déCnidre ou de nous rendra maîtres des objets des opérations. Ceci nous indique qu'il existe des relsr tions entre la stratégie et la tactique t relations» au reste, qu'on a su aussi rendre souvent secondaires, pour ne pas mettre la première dans une dépendance trop absolue de la seconde.
En fortiGani les objets des op^tions, on a su leur accorder une puissance indépendante temporaire , et cet état d'indépendance, qui n'est souvent que de peu de durée, a été d'autant plus nécessaire, que l'armée active ne peut pas mettre toujours sous sa protection immédiate tous les objets passifs des opérations du théâtre de la guerre. En possédant cependant la faculté de soutenir par eux-mêmes leur étal d'intégrité, ces points ont souvent rendu à la stratégie, des services bien importants.
 l'avantage de pouvoir se soutenir par leor force intrinsèque, ces objets fortifiés j<Mgneiit tme autre prérogative non moins grande, celle de servir d'appui aux armées qui se replient sous leur protection , où elles trouvent tout ce qui est nécessaire pour leur entretien et leur existence.
DBS OBJETS PASSIPS SCCOnBiURBS.
Les objets secondaires des opérations étant ceux qui, dans la défensive , donnent un caractère de stabilité aux opérations, et, dans l'offensive, facilitent la continuation des grandes opérations et préparenties résultats ultérieurs.
DE LA STRATÉGIE
doîveiit wûkr égaleitittH une grande imporw Une à nos yeux. Ile aonl aussi les objets eonslaate de la défense et de l'allaque des deux partis belligérants'. Leur possession doit donc eue eavisagée comme le prâiminaire , et la conquête de l'objet principal, comme le terme défiaitif de la guerre.
Les grands résultats qui se rattacbent à la posMssion des diiiérents obiets des opérations en ODt fait la partie la plus intéiessanle de la leîeDoe militaire. La dfepoeition topograpbique datMâtrede la guerre noos en indique la reeberche, et met la stratégie en rapport intime irec le terrain.
Ed mettant sous les yeux du lecteur la no« meadatnre des diflérents objets que la stratégie liioedanala catégorie des objets desopérations» eberchonSy par Pexplication des grands résuliatoqui peuvent en dériver pour les différentes «Mtôlations de la guerre » à démontrer la jus* Ime de leur désignation et à fociliter leur ifchercne.
Noos pouvons mettre dans la catégorie des objets passiik des opérations :