II. — FORME PSEUDO-PERITONITIQUE
Là nous trouvons des douleurs vives, diffuses, succédant au coup de poignard, le thermomètre marque 39°. Il y a des vomissements verts, arrêt des gaz, un minimum de décoloration du visage, de l’hypéresthésie cutanée, de la contracture. Tous ces symptômes, chez une femme jeune, ayant un passé génital, amèneront à diagnostiquer une péritonite par perforation ou une pelvi-péritonite.
Si l’on pense, à la perforation, on interviendra et le mal ne sera pas bien grand. Dans le cas, où l’on dit : pelvi-péritonite, on ordonnera repos au lit et glace sur l’abdomen ; si les circonstances sont favorables, tout s’arrangera momentanément, et le diagnostic sera redressé au moment de la ponction du Douglas ou de la colpotomie, mais si les événements. tournent mal...
Ce tableau se rencontre dans certains cas où au processus hémorragique s’associent précocement des phénomènes infectieux.
Pratiquement, nous n’avons qu’un seul élément de discrimination, la recherche du ventre de bois, contracture ferme et généralisée de toute la paroi, qui est exceptionnelle dans les inondations péritonéales. Encore faut-il né pas appeler contracture ce qui est tension, résistance et ne pas palper un ventre douloureux avec des mains trop appuyées, ainsi que le souligne M. Monpor.