‹ Considérations Sur Les Grossesses Extra-Utérines RécidivantesChapitre 6 sur 45 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La Grossesse extra-utérine n’est pas une nouveauté en gynécologie et sa récidive était depuis longtemps connue comme possible.

La première observation en date, sur ce sujet, a été

publiée par Jacques NAIER, en 1591 ; d’autres le furent dans le

courant des xvrI* et xvinI* siècles, mais elles sont en réalité très obscures et ne présentent guère qu'un intérêt historique.

Ce n’est qu'après la publication, en 1885, du mémoire de

Lawson Tarr, sur la grossesse extra-utérine que l’on voit se

succéder en France et à l’étranger toute une série de travaux sur ce sujet.

Dès lors, on va voir défiler thèses et publications signées des plus grands noms de gynécologues, d’accoucheurs et de chirurgiens : VARNIER, POZZI, LECÈNE, LEJARD, pour ne citer que les morts.

Cependant, malgré ce déluge de littérature, souvent .le

. diagnostic de gestation tubaire n’est pas fait — surtout en

dehors des complications — et l’on voit les statistiques, suivant l’optimisme ou la bonne foi de leurs auteurs, accuser de 20 à 42 Z de diagnostics ignorés ou erronés.

Comme externe et°assistant de notre Maitre le Professeur P. PIOLLET, soit dans son service hospitalier, soit dans sa clientèle particulière, nous l’avons vu faire des laparotomies pour gestation tubaire itérative ; de là, nous est venue l’idée d’exposer une fois encore quelques considérations sur ce sujet déjà battu et rebattu. Puissions-nous ne pas être trop inférieur à notre tâche.

Qu'il nous soit. permis avant d’entrer dans le vif de notre travail, de dire toute notre reconnaissance à notre Maître P. PiozLeT, au Docteur A. PIOLLET, et au Docteur E. GIROU qui ont bien voulu nous communiquer leurs observations.

Que le Docteur G. FRic et le Docteur Jean PIOLLET qui se sont partagés l’illustration de ce travail trouvent également ici mes remerciements confraternellement amicaux.

Pour le développement de ces considérations, nous avons volontairement adopté un plan très simple, très classique.

Après un bref rappel anatomo-physiologique, nous examinerons successivement :

La fréquence et l’étiologie.

Le point de vue anatomo-pathologique.

Les éléments du diagnostic clinique avant et après les complications.

Les données que le laboratoire peut nous fournir pour résoudre le problème.

À propos de chaque forme clinique étudiée, nous donnerons les éléments différentiels du diagnostic.

Puis, nous discuterons le pronostic relatif à chaque accident, ce qui nous permettra de poser en toute connaissance, les indications de la thérapeutique jugée la meilleure.

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