LES TROUBLES RESPIRATOIRES
Ils ne sont rapportés avec précision que dans de rares observations et ont été surtout bien étudiés par Froment et Gonin, Géraudel, Soulié et Wiltschire. (L'observation XV signale bien un arrêt respiratoire, mais ne dit pas au bout de combien de temps il suit le début de la pause, ce qui est regrettable.) Ils nécessitent, pour être mis en évidence au complet, de très longues pauses de l’ordre d’une minute au minimum ; aussi n’ont-ils pu être recherchés chez notre malade. Les différentes observations montrent des divergences appréciables, mais concordent toutes
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sur un point capital : une très longue pause est toujours accompagnée, au bout d’un temps relativement fixe, d’arrêt respiratoire. Ceci amène à diviser les troubles de la respiration en deux classes suivant que survient ou non l'arrêt respiratoire, c’est-à-dire que la pause dépasse ou non 40 à 50”.
1°” cas : la pause reste inférieure à 40-50” : 5” environ après l’arrêt du cœur la respiration s’accélère et devient plus ample, puis vers la 30° seconde se ralentit. Au moment de la reprise ventriculaire survient une apnée de 10” apparaissant après 5 où
6 pulsations cardiaques. |
2 cas : la pause dépasse 50” : l’arrêt respiratoire survient vers la 60° seconde. Le thorax s’immobilise en expiration. Cet arrêt se fait brusquement ; il peut être entrecoupé au bout de 10 à 15” par une grande inspiration spasmodique suivie d’une expiration forcée, en deux temps. |
À la reprise ventriculaire, l’apnée persiste 30” environ, puis s’établit un rythme de Cheyne-Stokes qui disparaît petit à petit.
Tel est le schéma donné par Froment et Gonin. Géraudel (Obs. VID) à vu la respiration reprendre dès la fin de la pause.
Pour Soulié, après 5 ou 6” d’arrêt cardiaque apparaît un Cheyne-Stokes de rythme rapide bientôt suivi de polypnée simple. S'il y a un arrêt respiratoire dès les premières contractions ventriculaires, après une respiration suspirieuse, le rythme respiratoire normal reprend, ample mais sans pause, à 18.
Dans lobervation de Clerc également (Obs. XI), l'apnée cesse dès la reprise ventriculairé.
Dans l'observation XIII, les données sont trop vagues et trop approximatives (nous lisons 4 minutes sans battements cardiaques dont 2 minutes sans respiration) pour en tirer des conclusions précises.
L'intérêt du schéma de Froment et, Gonin est sa concordance avec les résultats expérimentaux obtenus chez le chien par excitation du bout périphérique du pneumogastrique.
Nous conclurons avec Soulié : « Ces différences «montrent que la physiologie de tels états est des « plus complexes et que suivant le fonctionnement « des centres réflexes plus ou moins altérés, suivant « l’état des vaisseaux cérébraux de malades qui sont « en général de grands artério-scléreux, on peut ob- «server les réactions les plus diverses. » (1)