Pélissier, thèse Montpellier
Te 7e remarquer SA ils sont rares. ls ne mettent pas en. doute le rôle des infections dans l'éveil de la prédisposition, 2° Les auto-intoxications — Les poisons nés dans l’orga-
nisme, jouent le même role que les toxines microbiennes dans la genèse des paroxysmes comitiaux. Des faits cliniques et expé-
rimentaux l’établissent.
1° Intoxication gastro-hépathique. — Depuis longtemps les | médecins ont noté les rapports qui unissent l’épilepsie et les
troubles du tube digestif. Hippocrate savait déjà que l’inflam-
mation de l’estomac peut produire le mal comitial. Galien cite ps ce jeune grammairien épileptique auquel il conseillait de bien
digérer. Il déconseille dans de locis affectis les aliments flatuleux à un enfant épileptique. Tissot, en 1770, n'ignorait pas qu'une nourriture abondante est un poison pour l’épileptique. Il donne
d’ailleurs un excellent régime qui serait à citer. Delasiauve, en 1854, décrit une épilepsie gastro-intestinale et préconise aussi
un régime végétarien. Heather et Smith (1) trouvent de Pindican dans l'urine des épileptiques et pensent que l'affection est en
relation avec la putréfaction intestinale. Lépine et Pommay,
ont décrit le mal sacré des gros mangeurs ; Huntzler (2) à fait une thèse sur l’épilepsie d’origine intestinale. Un fait connu c’est l'influence des troubles gastro-intestinaux sur la fréquence des crises (Gowers, Paget, Ballet, M. de Fleury, Féré).
Mile Pascal (3) dans son travail sur les ictus dans la démence
précoce rapporte une observation typique : un dément précoce
à forme catalomique dont la maladie débuta par plusieurs 1ctus comitiaux arrive dans le service de M. Pactet, à Villejuif. Il raconte que ces crises surviennent à l’occasion d’une émotion (représentation théâtrale), mais après un repas copieux. D’ailleurs, dit-il lui-même, « les aliments sont tellement frelatés qu'on peut s’empoisonner facilement ». Mile Pascal écrit également l'histoire d’une démente précoce (forme paranoïde) dont les
4. Heather et Smith, Research upon the etiologie of idropathie epilepsy, New-York medical Journal; 27 août et 3 sept. 1892.
2. Kuntzler, Æpilepsie d’origine intestinale, thèse Nancy, 1890.
3. Pascal, Les ictus dans la démence précoce, Encéphale, 1906.
crises comitiales étaient en relation avec des troubles digestifs, alternatives de diarrhée et de constipation.
Tout récemment Laplace, de Philadelphie partant de ce fait que l’épilepsie pouvait fort bien être causée par l’accamulation
de toxines élaborées dans le grosintestin, entreprit de traiter les erises par des irrigations du côlon. Il pratiqua à cet effet une appendicectomie et introduisit dans l'appendice une petite sonde par laquelle il fit des lavages du gros intestin avec de l’eau tiède et ce, pendant plusieurs mois. La guérison survint. Il traita ensuite quatre autres épileptiques de la même façon avec des résultats encourageants.
Alver de Lima (1), chirurgien de l'hôpitalde Sao-Paulo, eut aussi recours à ce traitement. La guérison survint dans quatre cas. Deux autres cas furent améliorés ; l’un cessa le traitement et l’autre mourut de pneumonie après être resté vingt jours sans présenter d'attaques.
La coprostase. la constipation jouent, à coup sûr, un rôle indéniable. Bouchard'a montré que l'extrait alcoolique de matières fécales injécté à un animal pouvait le faire entrer en convulsions. Mile Blanc (2) a pu produire des attaques chez des animaux injectés de cultures microbiennes de selles d'éclamptiques.
Secheyron (3) rapporte une observation d'éclampsie avec constipation opiniâtre.
Feyat (4) dans sa thèse montre que la constipation habituelle peut engendrer toutes sortes de phénomènes nerveux et en particulier des convulsions. Perpère (5) écrit : «au cours de nombreuses formes psychopatiques, la constipation se montre comme une compagne fidèle. Elle aggra ve le tableau clinique et est parfois à elle seule, une cause réelle de complication. On la trouve dans l’épilepsie, et l'on sait la grande importance de la rétention