‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 39 sur 58 · Meunier À., Ac. de médecine, 10 sept · texte numérisé non relu

Meunier À., Ac. de médecine, 10 sept

dictoires et sur lesquelles Magnan s’est longuement étendu (1). Retenons seulement ce fait que certains animaux font des convulsions épileptiques lorsqu'ils sont intoxiqués par l’absinthe ou par l’anis.

Magnan fit également porter ses recherches sur les propriétés épileptisantes des alcools d’atomicité supérieure. Il nota le pouvoir convulsif du furfurol (2) (expérience [IT, expérience IV, expérience V). « Ces trois expériences suffisent pour nous donner une idée de la toxicité du furfurol, de sa faculté épileptisante et de son action si puissante sur la respiration ».

L’aldéhyde salicylique jouit également d’aprèsles expériences du même auteur, d'un pouvoir convulsif remarquable (expérience V[), il remplace dans le vermout et le bitter l’essence de reine des prés dont il a le bouquet. Le salicylate de méthyle remplaçant souvent dans ces mêmes liqueurs l’essence de Wintergreen, provoque chez le chien (expérience VIT) des convulsions épileptiques. L’essence de noyau (expérience VIIT) donne également des convulsions typiques chez le chien. :

Magnan apporte également à l’appui de ses expériences des observations cliniques où le rôle de l’absinthe est fort bien caractérisé chez les comitiaux. Son élève, Legrain (3), donne également un certain nombre de faits intéressants. Trousseau et Pidoux (4) avaient déjà rapporté des phénomènes convulsifs aux essences contenues dans les boissons.

En résumé, pour Magnan et ses élèves, certaines essences comme l’absinthe, certaines substances chimiques employées à la confection des liqueurs dites de fantaisie, certains alcools d’atomicité supérieure, jouissent par eux-mêmes d’un pouvoir épileptique. Ils créent de toute pièce l’épilepsie chez un sujet non prédisposé. Magnan et ses élèves n'ont jamais rencontré l'épilepsie chez les alcooliques non prédisposés : « l'alcool. chez

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