OBSERVATION XIII
Service de l'hôpital Necker
Mile A..., 55 ans. Grosses varices, eczéma et uicère variqueux, péau ichtyasique. Les varices sinueuses, diffuses. Mauvais cas.
Traitement : 6 séances de quinine : 3 cc. en 3 endroits dif-
ne
férents chaque fois. Guérison.
Conclusions
I. — Le processus sclérosant de la veine, à la suite des injections intravariqueuses, nous paraît être “différent de celui de la phlegmatie ordinaire, c’est un processus de veinite endothéliale, aseptique, que l’on peut opposer à celui de vascularité infectieuse, qui crée la phlegmatia classique.
IT — De même, les dilatations du départeme it veineux tégumentaire sus-pubien, péri-saphénien supérieur et inférieur, consécutives à une phlegmatia, grossesse ou tumeur, ne peuvent pas être considérées commes des varices vraies, mais comme des ectasies veineuses de suppléance, providentielles, qui peuvent êtres dénommées veinectasies et non varices.
IT. — Le traitement phlébosclérosant des varices par la « méthode Sicard » est aujourd’hui pratique, facile, classique, entré dans les mœurs.
IV. — Le sel préféré est le salicylate de soude. S'il échoue, on recourra au chlorhydrate neutre de quinine, plus actif, mais consécutivement douloureux et nécessitant le repos au lit.
V. — Si l'injection est le geste important du traitement, elle n’est pas tout le traitement. Les anciens moyens peuvent être employés comme adjuvants utiles. On pratiquera surtout le traitement causal, régime contre l’arthritisme et surtout l’opothérapie.
VI. — L'injection phlébo-sclérosant améliore et peut guérir les complications : d’eczéma, d'œdème, d’ulcère et de veinite variqueuse à répétition.
VIT. — La contre-indication absolue de l’injection est une ancienne phlébite, et à plus forte raison une phlébite évelutive.