‹ Considérations sur un cas d'exophtalmie dite «maligne» après thyroidectomieChapitre 9 sur 41 · RAPPEL DES SIGNES CLINIQUES DE L’EXOPHTALMIE BASEDOWIENNE HABITUELLE · texte numérisé non relu

RAPPEL DES SIGNES CLINIQUES DE L’EXOPHTALMIE BASEDOWIENNE HABITUELLE

Sa fréquence oscille entre 30 et 60 % (AZERARD et GILBERT- Dreyrus) lors des manifestations de l’hyperthyroïdie. C'est dire que l’état d’hyperfonctionnement thyroïdien ne comporte pas, d'une manière absolue, d’exophtalmie.

Ses caractères, qu’il importe de connaître, sont les suivants :

— C’est une exophtalmie bilatérale et à peu près symétrique. Toutefois, il n’est pas rare de voir la prédominance d’un côté, parfois le même que celui où le goître est le plus accentué, mais parfois aussi du côté opposé (SainTon : 1 fois sur 10 ; SATTLER : 6 fois sur 109). À l'extérieur, l’exophtalmie peut paraître unilatérale. Cela se voit au début de l’évolution et, par suite, la saillie des deux yeux tend à s’égaliser.

— D'intensité en général modérée, elle confère au regard un aspect étrange, une « dureté tragique ».

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__ C'est une exophtalmie axile, la protrusion du globe est dans le prolongement normal de son axe.

C'est une exophtalmie réductible que l’on corrige momentanément par pression sur les paupières fermées.

— Cest encore une exophtalmie non inflammatoire qui ne s'accompagne ordinairement, ni d’œdème orbitaire, ni d'œdème palpébral.

— Enfin, c'est une exophtalmie sans mydriase et sans troubles fonctionnels oculaires. L’acuité visuelle est conservée

À l’exophtalmie, on rattache une série de petits signes oculaires pouvant d’ailleurs exister en dehors d'elle. Avec AZERARD, On peut les grouper ainsi :

Signe de Stellwag.

— Les asynergies.

— Les paralysies.

19 SIGNE DE STELLWAG.

Il est fait de trois éléments :

a) Le signe de Dabrymple. —— Rétraction .de la paupière supérieure. [l s'ensuit un élargiqgement de la fente palpébrale et aussi l'apparition d’une portion plus ou moins étendue du limbe sus-cornéen.

Si l’exophtalmie est assez accusée, il peut en résulter une inoclusion des paupières, tant dans les mouvements volontaires que durant le sommeil.

b) Le signe de Gifford. — Approfondissement du pli palpébral supérieur, avec difficultés de retourner la paupière supérieure.

c) Le signe de Rosenback. — Rareté du clignement, donnant l'impression de fixité du regard.

20 LES ASYNERGIES.

a) Signe de Graefe. — Asynergie oculopalpérable : la paupière supérieure ne se déplace pas en synchronisme avec le globe oculaire. |

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