‹ Consid©rations g©n©rales sur la classe des crustac©sChapitre 19 sur 94 · SUR L'ÉCHELLE DES ÊTRES · texte numérisé non relu

SUR L'ÉCHELLE DES ÊTRES

pièces distinctes; dont les yeux sont toujours apparens; dont la génération est bisexuelle , etc.

Issont plus distans des animaux de la classe des annélides de M.de Lamarck , dont le corpsest dépourvu de véritables mem bres, dont les yeux manquent ordinairement, et dont la génération est souvent hermaphrodite. Ceux-ci inférieurs également aux arachuidesetauxinsectes, paroissentavoir desrapportsbien plus marqués avec les vers, soit intestinaux, soit épizoaires, que l’on a nommés cavitaires. F

Relativement aux mollusques, les crustacés semblent cevoiz prendre place après certains d’entre eux , tels que les céphalopodes, tandis qu'ils sont supérieurs aux autres, tels que les gastéropodes, et surtout que les acéphales, qui par certaines nuances présentent des passages évidens aux animaux composés des dernières classes: Néanmoins, les mollusques des différens ordres ayantentre eux desrapports bien constatés , on ne pourroit couper leur sérié en deux parties, pourintercalerentre elles les animaux articulés, et conséquemment les crustacés. Il faut donc se résoudre, ou à transporter après ces derniers, la classe entière des mollusques, comme le faisoient les anciens naturalistes, ou a laisser cette classe en avant de la leur, ainsi que les zoologistes les plus récens l’ont admis, Ce dernier parti est celui pour lequel nous penchons d’après la considération des rapports qui lient, ainsi que M. Latreille l’a démontré dans un Mémoire lu dernièrement à la Société d'Histoire naturelle de Paris, les poissons aux mollusques céphalopodes.

Quelque peine que l’on prenne d’ailleurs, il sera toujours impossible de placer les crustacés, de manière à ne blesser aucune de leursaflinités avec les animaux des autres classes: cela ne seroit praticable que si les êtres de la nature formoient, comme on l’a prétendu long-temps, une seule chaîne sans interruptions ou embranchemens, et non, ainsi qu’on lereconnoiît aujourd’hui, différens groupes qui se lient tous les uns avec les autres par des rameaux latéraux plus ou moins eompliqués, de

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A RANG QUE LES CRHUSPACÉS OCCUPENT façon à composer par leur ensemble une sorte de réseau ou de lacis.

Il existe en effet, entre la classe des crustacés et les aûtres, eurtout celles des insectes et desarachnides, des transitions plus ou moins marquées, et ce sont particulièrement les genres des familles des cloportides. des asellotes, des myriapodes (scolo* pendre etiule) et des pycnogonides (pycnogonum et nymphon); qui forment ces passages. Ces genres ont été alternativement placés par les différens auteurs dans l’une ou l’autre de ces classes d'animaux invertébrés. Ils forment leurs véritables points de contact.

Néanmoins ces classes sont fort distinctes, et nous croyons utile de donner ici leurs caractères comparatifs.

Les Ixsecres respirent par des trachées aériennes internes, dont lesissues nommées stigmates sont toujours placées sur les côtés du corps dans les individus parfaits: leur système circulatoire consiste dans un canal dorsal divisé en un certain nombre de renflemens , et qui ne communique avec aurun vaisseau connu; leurs membres destinés à la marche ou à Ja natation sont (la famille des myriapodes exceptée, si on la place parmi les insectes) au nombre de six; la plupart d’entre eux sont pourvus de deux ou de quatre ailes; leur tête, toujours distincte du tronc, a constamment deux yeux composés, sessiles, et quelquefois deux ou trois petits yeux lisses, et toujours deux antennes ; leurs organes extérieurs de la génération sont simples et ordinairement placés a l'extrémité du corps; le plus grand nombre d’entre eux (les aptèresexceptés)subissent des métamorphoses plus ou moins complètes.

Les ArACHNIDES Ont pour organes respiratoires, ou des trachées, ou des cavités qui tiennent lieu de poumons, dont les ouvertures ou stigmates sont situées sous le ventre; leur cœur est placé près du dos et pourvu de vaisseaux évidens; le nombre de leurs pieds est généralement de huit (quelquefois de six) ; aucune n’a d'ailes; leur tête est confondue avec le tronc; leurs

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