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d'instruments qu’un contrôle sérieux a montré irréprochables. Ceux de Niemann m'ont donné toute satisfaction ; ils sont généralement disposés, les uns pour les densités allant de 1000 à 1020, les autres pour les densités allant de 1020 à 1040 ; les divisions sont convenablement espacées ; des traits noirs indiquent le chiffre des millièmes, et des traits rouges les demi-millièmes ; on peut, à vue d'œil, apprécier les quarts de divisions. La partie renflée porte un thermomètre dont le réservoir sert de lest à l’uromètre.
La manipulation exige certains soins. Les voici résumés : Opérer à l'abri de toute vapeur pouvant influencer la pression moléculaire de l’urine. Choisir une éprouvette à parois lisses et transparentes, bien cylindriques, d’un diamètre au moins double du plus grand diamètre de l’uromètre ; la remplir de telle sorte qu'après immersion de l’uromètre, le niveau de l’urine reste encore à quelques centimètres au-dessous des bords; la placer sur une surface horizontale. Saisir alors par le sommet de la tige l’uromètre, qui doit toujours être parfaitement propre à immerger doucement dans l'urine. Enlever soigneusement, à l'aide de papier buvard, la mousse autour de la tige de l’aéromètre et des parois de léprouvette. Lire à l'œil nu ou à la loupe le point d'affleurement déterminé par la ligne suivant laquelle la surface horizontale de l'urine coupe la tige de l’uromètre.
La lecture directe du point d'affleurement est œèn'e par le ménisque que la capillarité détermine autour de la tive de l’uromètre. Mais on tourne la difficulté et on arrive à obtenir exacte.neut la lixne d'intersection cherchée en utilisant un point de repère que fournit le bourrelet capillaire Tui-même quand on regarde le niveau de l'urine un peu obliquement et de bas en haut. On aperçoit, en effet, dans ces conditions, vers le milieu de la surface libre du liquide, de forme elliptique, juste au-dessus du ménisque, tout autour de la tige le
l’uromètre, une petite ellipse qui, pour une position convenable de l’œil, se change en un trait transversal, parfaitement net. On place l'œil de manière à bien distinguer ce trait et on lit la division densimétrique correspondante N.
En cas de non-coïncidence exacte, on apprécie à vue d'œil la distance entre le trait de repère et la division la plus
voisine.
RSR ot est Ja dens. relative appar. à t°
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NH(5 3) 0 20,00088.! ii péellen 10 1e mg LÀ Critique. — Les indications qui précèdent reposent sur
l’hypothèse que l'équation:
représente toutes les conditions d'équilibre de l’uromètre flottant dans une urine de densité x à la température de 15°. Or, il n’en est pas rigoureusement ainsi, puisque l’équation qui précède ne tient aucun compte de l’action perturbatrice due à la capillarité.
On sait:
1° Que dans la zone du ménisque une molécule liquide est soumise, de bas en haut, à la somme H des actions de la pesanteur et des composantes verticales C cos 45° de la cohésion C; latéralement, aux composantes horizontales 2 À cos 45° de l'adhésion A et aux composantes contraires C cos 45° de la cohésion, soit à la force (2 A —C) cos 45° qui tend à rapprocher la molécule liquide de la tige de l’uromètre ; que la résultante I? de ces forces verticales et horizontales à pour intensité :
SAIS V7 H?+(2A—C) cos? 45 et pour direction une droite satisfaisant à l'équation :
se (2 A—C) cos 45 H
que par suite, au contact de la paroi, R et « ont leur plus grantle valeur, qu’à partir du contact R et « diminuent progressivement, et qu'à la distance de la tige où adhésion A cesse de se faire sentir, « égale zéro et R agit suivant la verticale ; qu'en conséquence la surface libre du liquide, pour être en tous points normale à R, doit former autour de la tige de l’uremètre un ménisque à concavité supérieure ;
2° Que la pression moléculaire qui a une certaine valeur P là où la surface libre du liquide est horizontale, a une valeur D = là où la surface présente une courbure de rayon r;
3° Que le déficit de pression moléculaire ñ dû à la concavité du ménisque, produit pour réaliser l'équilibre hydrostatique une ascension équivalente de l'urine le long de la tige de l’uromètre.
Or il est évident que le ménisque est comme appendu à la tige de l’uromètre dont le poids p se trouve augmenté d’autant,
L’équation d'équilibre de l'uromètre dans l’eau et dans une urine à 15° est donc, en tenant compte de l'action capillaire :
d’où :
LB). ST E k | à
la graduation de l’uromètre basée sur lPéquation
AT Te
ne serait donc exacte qu’à la condition que
c'est-à-dire, que le déficit de pression moléculaire dû au ménisque adhérent à la tige urométrique serait le même pour. l'eau et pour toute urine de composition qualitative et quantitative quelconque. Cette condition ne saurait réellement exister, et on n’a d’ailleurs pas ici, comme pour l’alcoomètre, le moyen de vaincre la difficulté en déterminant, par autant d'expériences distinctes, un nombre suffisant de points de la graduation.
C'est que deux mélanges d'alcool et d’eau, par cela seul qu'ils ont même densité, sont forcément identiques dans toutes leurs autres propriétés, ont donc même composition, même valeur numérique pour le terme Z. et doivent donc affleurer à la même division de l’alcoomètre.
Mais deux urines qui ont même densité ne sont pas pour cela forcément identiques pour tout le reste,n’ont pas pour cela forcément même composition, partant même valeur numérique pour le terme . et partant ne marquent pas forcément même deoré à l’uromètre.
Par conséquent, l'erreur due à la capillarité ne saurait jamais être absolument éliminée des observations urométriques. Mais cette erreur, cependant, ne sera jamais ici du même ordre de grandeur que celle qui intervient quand on emploie, en général, un même densimètre pour des liquides quelconques. L’erreur due à la capillarité peut, dans ce cas, suivant Duclaux, affecter le chiftre des centièmes.
Toujours est-il que l'influence du terme impose une limite à la sensibilité de l'uromètre, comme à celle de tout aréomètre analogue qu'il serait puéril de vouloir rendre en quelque sorte indéfiniment sensible en diminuant le diamètre de la tige.
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Les influences diverses qui peuvent affecter le terme = sans même affecter sensiblement la densité de l’urine, expliquent l'importance qu'il y a à tenir toujours l’uromètre et léprouvette-excessivement propres, à éviter de toucher avec les doigts la partie graduée de la tige, à opérer loin des acides volatils et à se prémunir contre les erreurs qui peuvent résulter de l'emploi de certaines substances (chloroforme, thymol, etc.) pour la conservation des liquides en attendant l’analyse.
Uromètre à poids de Th. Lohnstein.— En vue d'éliminer l'erreur capillaire, le D' Th. Lohnstein à imaginé un uromètre à poids (Gewichts-urometer) dans lequel la manipulation a pour terme la disparition de tout ménisque et la formation d’une surface libre absolument plane autour de la tige de l'instrument.
C'est, en quelque sorte, un uromètre dont la tige, à 20"" de la partie renflée, aurait été coupée par une section droite parfaitement nette, polie et à bords tranchants. Une tige métallique de 16"", fixée au moyen d'ébonite, dans la courte tige de verre, s'élève suivant l'axe de l’instrument et se lermine par un petit plateau, également métallique, de 25%" de diamètre. L’ébonite forme avec les bords du tube de verre un petit disque parfaitemeut plan, du centre duquel émerge la tige portant le plateau.
L'appareil a environ 15°" de longueur totale. Il est lesté de manière à ce que, plongé à la température de 15° dans un liquide ayant pour densité 1 (solution de Na CI à 0,12 pour 100), il ait tout son petit disque de verre-ébonite sur un plan exactement horizontal avec la surface libre du liquide, sans aucune apparence de ménisque.
Dans un liquide de densité plus grande, l’affleurement a lieu en un point inférieur au précédent, sur la petite tige de verre;
il y a alors autour de celle-ci, comme à l’ordinaire, un ménisque à concavité supérieure.
On charge le petit plateau de poids marqués exactement suffisants pour amener la disparition exacte de tout indice de ménisque. La somme de ces poids représente la partie décimale de la densité ; il suffit de faire précéder de l’unité cette partie décimale, pour avoir la densité elle-même.
Les poids qui accompagnent l’uromètre forment les trois
séries suivantes :
1'° série 0.05 0.02 0.02 0.01 2 — 0.005 0.002 0.002 0.001 3° — 0.0005 0.0002 0.0002 O.0001
Soit, à 15°, une urine de densité di égale à 1,0465.
Pour amener le liquide et le disque sur un plan horizontal unique, il aura fallu déposer sur le plateau :
Le 2° et le 8° poids de la l'* série, soit 0,02 + 0,02 — 0,04
Le A on 000 O0 =D 00e Le! ë ES 0,0005 lotdl ee 0. 0,0465 lose Jorsel nn d'Ÿ = 1 +0,0465 — 1,0465
Si la température eut été t au lieu de 15, il y eut eu à ajouter le terme correctif (2-7)0 (table p. 24) pour transformer
la densité brute en densité Fe
Le niveau du liquide dans l'éprouvette doit être tel que l'extrémité inférieure de l’uromètre ne soit qu’à 1 ou 2°" du fond du vase. On évite par là l’irruption du liquide par dessus le petit disque par suite d'une surcharge accidentelle du pla-
Noos teau. Un trait gravé sur l'éprouvette indique la quantité de liquide à employer.
L’uromètre de Lohnstein m'a donné de bons résultats. La dextérité nécessaire à sa manipulation s'acquiert vite. Son principal avantage est de dispenser d’une balance de précision; mais, dans un laboratoire outillé, il est plus précis et
presque tout aussi rapide de recourir au procédé du picnomètre.
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