‹ Constantin Guys, [le peintre de la vie moderne]Chapitre 22 sur 34 · XI. — ÉLOGE DU MAQUILLAGE · texte numérisé non relu

XI. — ÉLOGE DU MAQUILLAGE

L est une chanson, tellement triviale et inepte ‘qu'on ne peut guère la citer dans un travail qui a quelques prétentions au sérieux, mais qui traduit fort bien, en style de vaudevilliste, l’es-

thétique des gens qui ne pensent pas. La nature’

embellit la beauté! Il est présumable que le poète, s’il avait pu parler en français, aurait dit : La simplicité

embellit la beauté ! ce qui équivaut à cette vérité, d’un

genre tout à fait inattendu : Le rien embellit ce qui est.

La plupart des erreurs relatives au beau naissent de la fausse conception du xvirre siècle relative à la morale. La nature fut prise dans ce temps-là comme base,

source et type de tout bien et de tout beau possibles. :

La négation du péché originel ne fut pas pour peu de chose dans l’aveuglement général de cette époque. Si toutefois nous consentons à en référer simplement au fait visible, à l'expérience de tous les âges et à la Gazette des Tribunaux, nous verrons que la nature n’en-

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Photo Giraudon.

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