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veut bien les goûter, considérées comme choses mortes . À autant »vaudrait ‘admirer les défroques suspendues,
N " d ans l' armoire d’un fripier. Il faut se les figurer vitalisées, ‘4 es he ivifiées par les belles femmes qui les portèrent. Seu-
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. donc l’aphorisme : : Toutes les modes sont charmantes, | hé, vous choque comme + tro pp absolu, dites, et vous serez . sûr de ne pas vous tromper : Toutes furent légitimement . charmantes.
|: La femme est bien AE son droit, et même elle 0 accomplit une espèce de devoir en s ‘appliquant à pa- . raîtré magique et surnaturelle ; il faut qu’elle étonne,
di qu’elle charme ; idole, elle doit se dorer pour être adorée. Not; Elle doit donc emprunter à tous les arts les moyens os vs de s'élever au-dessus de la nature pour mieux subju- À ts guer les CŒUTS se Hope les Rp Il pa LUE fort :
, por en est cértaiit et l'effet toujours irrésistible.
‘Vi C'est dans ces considérations que l'artiste philosophe VIRE
ni trouvera facilement la légitimation de toutes les prape
- tiques employées dans tous les temps par les femmes #8 + pour consolider et diviniser, pour ainsi dire, leur fragile
de. 2 Cat L'’énumération en serait innombrable ; maïs, Ln La
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satisfait. Mais les modes ne doivent pas être, si l’on % # lâches et inertes, comme Ja peau de saint Barthélemy,
É ainsi on en comprendra le sens et l'esprit. Si
vulgairement maquillage, qui ne voit que l’usage de la poudre de riz, si niaisement anathématisé par les philosophes candides, a pour but et pour résultat de faire disparaître du teint toutes les taches que la nature y a outrageusement semées, et de créer une unité abstraite dans le grain et la couleur de la peau, laquelle unité, comme celle produite par le maillot, rapproche immédiatement l'être humain de la statue, c 'est-à-dire d’un être
divin et supérieur ? Quant au noir artificiel qui cerne l'œil et au rouge qui marque la partie supérieure de la An joue, bien que l’usage en soit tiré du même principe,
du besoin de surpasser la natur le résultat est fait pour satisfaire à un besoin tout opposé. Le rouge et le noir représentent la vie, une vie surnaturelle et excessive ; ce cadre noir rend le regard plus profond et plus singulier, donne à l’œil une apparence plus décidée de fenêtre ouverte sur l'infini; le rouge, qui enflamme la pommette, augmente encore la clarté de la prunelle et ajoute à un beau visage féminin la passion mystérieuse de la prêtresse.
Ainsi, si je suis bien compris, la peinture du visage ne doit pas être employée dans le but vulgaire, inavouable, d’imiter la belle nature et de rivaliser avec la jeunesse. On a d’ailleurs observé que l’artifice n’embellissait pas la laideur et ne pouvait servir que la beauté. Qui oserait assigner à l’art la fonction stérile d’imiter la nature ? Le maquillage n’a pas à se cacher, à éviter de se laisser deviner ; il peut, au contraire, s’étaler, sinon avec affectation, au moins avec une espèce de candeur.
Photo Giraudon.