‹ Constantinople, Jerusalem et Rome (volume 2)Chapitre 45 sur 79 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Pleine mer. — Bonifacio. — Première frayeur. — Marche suspendue. — Le Lavezzi et la Sémillante.— Charybde et Scylla. — . Qppositim des deux écueils. -r. Messine ; sa position y ses rues ,

que lui inspirent les premiers. Sa Majesté ne veut pas accepter pour sa conscience le reproche d'avoir gardé le silence en face de pareilles souffrances, alors que tant de voix se sont élevées ailleurs dans des conditions bien moins impérieuses.

c Nous sommes, du reste, profondément convaincus que cet ordre d'idées est inséparable de l'intérêt politique qui s'attache pour la Russie, comme pour toutes les puissances, au maintien de l'empire ottoman.

c- Nous aimons à croire que ces vues sont partagées par tous les cabinets. Mais nous avons aussi la conviction que le temps des illusions est . passé, et que toute hésitation, tout ajournement auraient de graves conséquences.

c En concourant de tous nos efforts A placer le gouvernement ottoman dans une voie qui puisse conjurer ces éventualités^ nous croyons lui donner un témoignage de sollicitude en même temps que nous remplissons un devoir d'humanité.

c En. conviant les grandes puissances à s'associer à nous dans ce but, nous croyons écarter toute possibilité de vues ou d'ingérences exclusives.

€ Tel est le but des ouvertures que nous venons d'adresser aux cours de Berlin, de Londres, de Paris et de Vienne. Quel qu'en doive être le résultat, il nous importe que la pensée qui y a présidé soit bien comprise.

€ C'est pourquoi vous êtes autorisé, par l'ordre de S. M. l'Empereur, à donner lecture de la présente dépêche à M. le ministre des affaires étrangères.

« Recevez, etc. Signé Gortschakoff* »

FIN pu PREMIER VOLUME.

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