VAUDEVILLE CONSTITUTIONNEL
Air de la croisée.
^ AR le dieu d'amour inspire , Je chantai gf^ntilles maîtresses ; Et bientôt , de gloire enivre' , Des districts chantai les prouesses :
Ma muse enfin change de ton; Mes amis, vous allez voir comme Elle \a dans cette chanson
Chanter les droits de l'homme.
Pour ces droits que l'on n'entend pas Chaque jo; r il naît de? grabuges; Ah I terminons ces vains débats En prenant nos femmes pour juges : Alors du bonheur le plus doux On jouira dans le royaume , Les f -mmes savent mieux que nous Juger des droits de l'homme.
Sur ces droits si plus d'un pédant A débité mainte sottise ; Si l'un écrit , si l'autre pend , Si celui-là nous dévalise ;
Us ne veulent point par plaisir De nos maux augmenter la somme ; Mais c'est qu'ils pensent tous agir Selon les droits de l'homme.
Ces droits , que fit notre sénat Pour le bonheur de ma patrie , Vont prêter un nouvel e'clat Aux mouchoirs (i) de la Germanie :
Grâce à ce bon peuple allemand , On pourra de Berlin à Rome Se moucher fort commodément Avec les droits de l'homme.
(i) On sait qu'en Allcmngne on a fabriqué des mouchoirs sur lesquels était imprimée la Déclaration des Droits de Vhomme.