Les sœurs hospitalières seront remplies de patience et
[de dévouement pour toutes les
personnes confiées à leurs soins ; se regardant comme leurs servantes et leurs mères.
196. Elles ne se contenteront pas de leur procurer tous les soins corporels qui sont en leur pouvoir ; mais, s’1l est nécessaire, et s1 elles le peuvent prudemment, elles les instruiront pour ls mettre en état de s'acquitter de leurs devoirs religieux,
197. C’est à l’égard des malades en danger de mort, qu’elles exerceront principalement leur charité, en les préparant, avec un soin extrême, à recevoir les derniers sacrements et à paraître devait Dieu.
198. Autant que faire se pourra, il y aura en chaque salle, outre l’hospitalière, un nombre suffisant de sœurs désignées pour servir les pauvres à leurs repas.
199. Toutes les sœurs employées au soin des pauvres et des malades prendront garde que leur charité ne se refroidisse par l'habitude de les servir; elles
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feront toutes choses avec un cœur joyeux, montrant, par la sérénité de leur visage, qu’elles estiment heureuses de servir Jésus-Christ dans ses membres souffrants.
200. Enfin, qu'il y ait comme une sainte émulation entre elles pour prodiguer leurs soins aux malades qui inspirent une plus grande répugnance à la nature ; aimant, en ces occasions, à remporter sur elles-mêmes des victoires dignes de leur sainte vocation.