Les sœurs donneront à
leur supérieure générale et à celle qui la représente en qualité de provinciale le nom de MÈRE; entre elles, elles s’appelleront MA SŒUR.
218. La supérieure et ses sœurs choisiront chacune une admonitrice ferme et prudente. Elles la
prieront de temps à autre de les wertir privément des irrégularités et imperfections extérieures où elles pourraient tomber.
219. Les sœurs éviteront avec soin tout rapport contraire à la charité, toute espèce de critiques
Bet de contestations, et ne pren-
dront la part d'aucune en particulier.
220. Elles auront soin de ne jamais se communiquer ce qui pourrait les indisposer les unes contre les autres.
221. Elles combattront les répugnances naturelles, les antipathies, et n’entretiendront au-
cun soupçon contre leurs sœurs, D'un autre côté, elles considérsront les amitiés particulières f comme le plus grand obstacie à l’union et à la charité; et la supérieure devra veiller à ce qu’il ne se forme aucune de ces liaisons.
222. Celle qui aura remarqué quelque irrégularité dans une compagne, l’en avertira d’abord elle-même. Si elle voit que la roupable n’y porte pas attention, ou si elle a la certitude que son avertissement serait fait en pure perte, elle en informera la supérieure ; mais elle ne
Ces
Larans
ira
oit pas rti- | ait for- > ne
parlera jamais sur de simples rapports ou sur de légers soup-
D cons, n1 dans un premier moment
d'émotion. Elle ne dira que ce qu'elle sait par elle-même; encore devra-t-elleauparavant prier Dieu, bien considérer ce qu’elle a à dire et ne se proposer que le bien de sa sœur. Celle qui aura été l’objet de ces rapports se gardera bien de conserver du ressentiment contre celle qui les aura hits, ou d’en laisser paraître.
223. S'il arrivait qu'on eût témoigné quelque impatience, ou qu'on eût eu quelque difficulté ensemble, on n'ira jamais se
coucher sans s'être réconciliées:
la première qui se sentira touchée par la grâce, devant aller se mettre à genoux aux pieds de sa sœur, et celle-ci ne lui répondant que par un semblable témoignage de respect et de pardon, sans jamais entrer dans aucune explication.
224. Si, en outre, la faute avait été publique, la réparation devrait s’en faire publiquement, et au plu: tard après la prière du soir, à l'exercice de la coulpe.
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ARTICLE III
Devoirs envers les Sœurs maladcs et les véfuntes
225. Les sœurs qui seront malades ne cacheront pas leurs nmfirmités, mais elles en rendront compte à la supérieure qui pourvoira à leurs besoins; et, si on trouve bon de les envoyer à linfirmerie, elles sy rendront sans réplique.
226. En temps de maladie, elles éviteront, en vraies relisieuses, la recherche des soula-
Bsements superflus, et ne donne-
ront aux personnes qui les entourent, que des sujets d’édifica-
tion par leur patience, leur obéissance, leur douceur et leur modestie. Klles seront fidèles au règlement de l’infirmerie et sacquitteront de leurs exercices de | piété, autant que leurs souffrances ou leurs infirmités Le leur permettront, et selon Îx direction de leur suvérieure.
227. Bien loin de considérer quelqu'une de leurs compagnes | infirmes ou malades comme un
membre inutile à la commu- L:
nauté, les sœurs les regarderont toutes comme étant spécialement l’objet de la complaisance de leur Père céleste; et, par leur
patience et leur résignation, une source abondante de bénédictions
| pour toute la communauté.
228. Les sœurs devront se contenter des soins du médecin que la supérieure, aidée de son conseil ordinaire, aura choisi,
lavec l’assentiment du supérieur
ecclésiastique, comme médecin
l'ordinaire de la communauté. Si Lquelque cas extraordinaire don-
nait lieu de recourir à un autre,
Lil appartiendrait à la supérieure
d'y pourvoir.
229. Le médecin sera toujours accompagné de deux sœurs dans ses visites aux malades,
SI nr à
230. Aussitôt qu’il paraîtra y avoir danger de mort, on avertira le confesseur pour que la malade puisse recevoir à temps les derniers sacrements. Pendant | qu'une sœur sera en danger prochain de mort, les sœurs offrli:ou pour elle une partie de leurs prières, de leurs bonnes œuvres et de leurs communions.
231. Dans le cas de mort, on fera dire au plus tôt les messes accoutumées. Les soeurs des diffé- à rentes maisons seront averties immédiatement, par lettre cir-# culaire, du décès de leur sœur; et, pendant un mois, toutes offri-$
ront pour elle leurs prières, mortifications et autres bonnes œula vres.
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